UNITES DE FORCE LOCALE ! QUI SE SOUVIENT ?

Qui se souvient des 114 UNITES DE LA FORCE LOCALE ALGERIENNE ?

Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie

lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minutes a la 11 minutes, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

 Soldat yvon priou

J'avais passé 2 jours au SHAT de Vincennes et j'avais trouvé   - Une note intéressante

     Cote I H 1334 :

  Note du 22 février 1962 du Général AILLERET au Ministre des Armées

  Il propose une solution pour la participation de l'Armée de Terre à la Force Locale

   Il propose 17 appelés FSE par compagnie.

   -  Une  note de service avec le tampon Secret du 3 mars 1962

   Cote 3040 D2

à l'adresse du corps d'armée d'Oran de EM 1er Bureau Alger sur la composition de la Force Locale

Concernant les unités à base d'appelés musulmans avec un pourcentage d'Européens:

Composition de l'Unité type:

Effectifs : 202

Officiers : 3 dont 1 FNSA

S/officiers : 22 dont 6 FSE ( 4 sous contrat et 2 appelés)

Troupe : 177 soit 160 FNSA appelés et 17 FSE

Soit 1 section de commandement à 22 et 4 sections à 45

Mise sur pieds confiée au commandement de zone.

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ARRETE INTERMINISTERIEL DU 30 mars 1962 -   pour

L'Application du Titre IV du DECRET 62-306 du 19 Mars 1962 portant organisation provisoire des pouvoirs publics en ALGERIE -

 ARTICLE 1er -     La Force de l'Ordre créée par l'article 19 du Décret 62-306 du 19 Mars 1962 est chargée d'assurer la surveillance générale, la protection des personnes et des biens et le maintien de l'ordre à l'exclusion de toutes dissions en matière de police judiciaire et de police militaire.

ARTICLE 2 -    L'effectif initial de 40.000 hommes de la Force de l'Ordre se répartit en :

-  une direction des commandements régionaux et départementaux,

-  114 groupes mobiles de sécurité   (G.M.S.)

-  110 pelotons de garde territoriale constitués par des gendarmes et des auxiliaires de gendarmerie,

114 compagnies constituées par des appelés.

    A ces unités s'ajoutent des compagnies sahariennes d'un effectif total de 3.500 hommes.

ARTICLE 3 -   Les pelotons de garde territoriale, les compagnies de force de l'ordre ainsi que les personnels militaires désignés pour servir dans la direction et les commandements, sont mis pour emploi à la disposition de l'Exécutif provisoire.

ARTICLE 4 -  L’emploi des unités de la Force de l’Ordre relève normalement des autorités préfectorales. L'Exécutif provisoire peut toutefois donner à une partie d'entre elles, normalement aux groupes mobiles de sécurité et excep­tionnellement seulement aux autres formations, des missions particulières hors de la région où elles sont stationnées.

     Les pelotons de garde territoriale et les compagnies agissent en principe dans les limites de l'arrondissement où ils sont implantés.

ARTICLE 5 - Les personnels entrant dans la composition de la Force de l'Ordre conservent leur statut propre.

ARTICLE 6 - La Force de l'Ordre pourra être complétée à 60,000 hommes par rappel de réserves instruites sur demande de l'Exécutif provisoire.

Les modalités du rappel de ce personnel et la constitution éventuelle des unités nouvelles seront fixées ultérieurement.

 Le MINISTRE DES ARMEES                  LE MINISTRE D'ETAT CHARGE DES

Signe : P. MESMER -                              AFFAIRES ALGERIENNES - Signe : L. JQXE

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      Décret du 9 avril 1962 M. OMAR MOKDAD, PREFET DE ...

www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte...
 
Décret du 9 avril 1962 M. OMAR MOKDAD, PREFET DE SAIDA, EST CHARGE DES FONCTIONS DE DIRECTEUR DE LA FORCE DE L'ORDRE EN ALGERIE.
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           Les  UNITES DE FORCE LOCALE ! QUI SE SOUVIENT ?

 Après avoir effectué, comme la majorité d'entre nous, deux séjours sur le sol algérien, j'ai vécu pendant trois mois, de mars à juillet 1962 c'est à dire entre le "cessez-le-feu" et l'indépendance une expérience qui vaut peut-être la peine d'être contée.

 Je me trouvais à cette époque à la tête de la deuxième compagnie du 1/57 R.I. dont j'avais hérité en juillet de l'année précédente à la suite d'une embuscade meurtrière qui avait coûté 18 morts à cette unité. Inutile de décrire l'ambiance qui régnait à mon arrivée. Ayant obtenu de mon patron de bataillon, lors de ma prise de commandement, le remplacement d'un certain nombre de cadres et un renfort en armes d'appui, cette unité avait rapidement retrouvé moral et combativité.

 A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.

 Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques.

 Dès que mon chef de corps m'eut fait part de sa décision, je lui dis être décidé à lui présenter ma demande de démission s'il maintenait cette désignation. Il me répondit alors prendre acte de ma position mais maintenir sa décision. Rentré à mon PC, j'informais mes cadres de cette désignation et de ma décision non seulement de poser ma démission mais également de refuser de désigner un seul d'entre eux pour entrer dans l'encadrement d'une telle unité.

 C'est alors que mon lieutenant en premier et le président des sous- officiers de la compagnie vinrent me trouver pour me dire en substance: "Vous êtes venu nous retrouver l'an dernier lorsque nous étions dans la m.... , nous sommes aujourd'hui volontaires pour vous suivre dans cette galère ". (Chacun savait que personne ne s'était bousculé pour prendre le commandement de cette unité l'année précédente). Je décidais alors de tenter l'aventure si j'obtenais du commandement un certain nombre d'aménagements et surtout des prises de position fermes et des assurances claires concernant les conditions d'emploi de cette unité.

 En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement.

 Au plan de l'emploi, cette même note précisait:

 "Dans l'éventualité où les pourparlers actuellement en cours aboutiraient à une conclusion, l'Armée serait déchargée.... des problèmes courants de maintien de l'ordre....Ces diverses tâches seront remplies par les polices, la gendarmerie et, au moins dans les campagnes, par des unités de "force locale" mise pour emploi à la disposition de l'autorité préfectorale '.

 Pour ajouter au flou d'une telle mission éventuelle une note émanant du régiment et datée du 17 mars "explicitait" la note précédente en ces termes::

 " ....les ordres donnés sont les conséquences des prescriptions de la note (de référence). Ils comportent des choix établis en fonction de la conjoncture envisagée et deviendraient de ce fait caducs si des variations intervenaient dans l'hypothèses dont ils découlent" Sic! Nous avions de sérieuses raisons d'être inquiets !

 J'adressais alors à mon patron, le 21 mars, une correspondance dans laquelle je lui demandais "fermement" de me préciser les conditions d'emploi de mon unité et surtout de s'engager. Après lui avoir exprimé mes inquiétudes, je lui fixais mes "conditions"

  " La note de service fixant les conditions d'emploi de cette Force Locale stipulant que celle-ci serait mise à la disposition de l'autorité préfectorale donc de l'exécutif provisoire, je demanderai à être relevé immédiatement de mon commandement si :

- Le drapeau français, et le drapeau français seul, ne pouvait flotter sur mes cantonnements.

- Des rebelles ou d'anciens rebelles étaient incorporés au sein de mon unité.

- Je devais recevoir des ordres à caractère politique émanant de toute autorité autre que l'autorité militaire française

- Cette unité devait, après les résultats du scrutin d'autodétermination, passée sous le contrôle du gouvernement algérien".

 Je concluais enfin cette correspondance en ces termes: " Je me crois en droit d'obtenir de telles assurances tant pour moi que pour mes cadres afin de ne pas avoir à refuser d'exécuter des ordres incompatibles avec mon honneur militaire".

 Fait rare en cette triste période, j'avais la chance inouïe d'avoir alors un commandant de régiment couvrant ses subordonnés. Il me répondait :

 "Les observations dont vous rendez compte.......retiennent mon attention. Elles confirment la réalité d'un état d'esprit prévisible apparaissant comme le stade actuel d'une évolution qui constitue un des soucis important du Commandement. ................Je tiens cependant à faire une nouvelle fois le point pour vous aider à tranquilliser vos cadres et à maintenir vôtre autorité sur vos FSNA...................Je vous répète ce que je vous avais dit au moment de la création de votre unité, paroles qui vous ont été formellement confirmées par le Général ...... lors de sa visite du 11 avril : ..........Les ordres d'intervention vous seront transmis par l'Autorité militaire qui n'acceptera jamais de vous demander de conduire des soldats étrangers pour combattre vos compatriotes dans une lutte partisane.........Il ne peut être question de considérer l'unité de force locale comme un embryon d'une future armée algérienne, ni les personnels qui s'y trouvent actuellement comme une première sélection appelée à l'encadrement ultérieur de cette Armée"

 Il me précisait verbalement quelques jours plus tard :

 "J'ai tenu à vous confirmer par écrit ce que je vous avais promis lors de votre désignation. Je risque d'être muté avant la fin de cette affaire et vous pourrez ainsi faire référence à cette lettre pour contester tout engagement de votre unité dans une mission non compatible avec votre honneur de soldat"

Conséquence de ces démarches et de l'action du commandement, mon unité ne fut jamais engagée sur le terrain et - à ma connaissance - il ne fut même jamais envisagé de le faire pendant les trois mois que dura cette situation.

 Pour ne pas laisser cadres et troupe inactifs et désoeuvrés, j'employais le personnel à faire un semblant l'instruction et du sport. En outre, le commandement, toujours probablement pour occuper l'unité, .......me fit changer trois fois de cantonnement. Comme je l'écrivais plus haut, j'avais demandé et obtenu que mon personnel appelé FSNA ne soit pas armé et ce jusqu'au 3 juillet

  J'ai longuement insisté sur l'aspect emploi possible de cette unité car cela a été mon souci permanent. Il était en effet à craindre que, dans l'éventualité d'une confrontation, aussi bien avec des Européens qu'avec des Musulmans, il m'aurait été difficile, voir impossible, de conserver le contrôle de mes hommes. Le camarade que le commandement avait engagé dans une action criminelle rue d’Isly semait là pour le confirmer !!!!

Ma seconde préoccupation au cours de ces trois mois fut d'assurer la sécurité de mon personnel européen et de mon armement. En effet il était à craindre que ces appelés FSNA ayant servis dans l'Armée française jusqu'au cessez-le-feu sinon avec zèle au moins loyalement et n'ayant, par le fait même, pas participé à la rébellion, ne cherchent à se dédouaner en réalisant une "action d'éclat" contre leur encadrement européen. Un sondage régulier du courrier- départ des F.S.N.A me laissait sans illusion en ce qui concernait l'état d'esprit de ces personnels (selon des rumeurs, ni infirmées ni confirmées, de telle actions se seraient produites dans des UFL de l'Oranais). Par l'intermédiaire d'un sous lieutenant musulman en qui j'avais toute confiance et qui avait également l'oreille de ses coreligionnaires, j'avais fait savoir à chacun - et nul n'en doutait- qu'à la moindre menace ma réaction serait instantanée et brutale. Je savais en outre que le FLN avait donné des consignes dans ce sens, étant assuré de récupérer armement, matériel et personnel dès le 3 juillet.

 Les seuls incidents majeurs a signaler durant ces trois mois furent une grève de la faim de 24 heures déclenchée suite à une décision du commandement de suspendre les permissions et l'apposition d'inscriptions pro FLN au pied du mat des couleurs, inscriptions découvertes lors du rassemblement du matin. Était-ce provocation de ma part ou simplement pour montrer à chacun que la France resterait mettre du jeu jusqu'à l'indépendance ? - j'avais imposé le lever des couleurs chaque matin devant l'unité rassemblée au complet. Ces deux incidents furent réglés sans difficulté et sans suite.

 En conclusion, si ces trois mois représentent pour moi une des périodes les plus douloureuses et des plus difficiles de ma vie militaire, ils furent néanmoins riches en satisfactions et en enseignements de tous ordres. En effet, contrairement à mes craintes du départ, le commandement, à tous moment, prit clairement ses responsabilités et respecta pleinement ses engagements nous évitant ainsi de nous trouver dans des situations dramatiques. Les cadres et la troupe FSE, auxquels j'associe une grande partie des cadres musulmans qui restèrent loyaux jusqu'à la fin, malgré des périodes de tension très sévère, conservèrent discipline, calme et bonne humeur. Je leurs dois en grand partie d'avoir pu traverser sans encombre cette douloureuse expérience

Merci pour ce commentaire.

Copie d'une décision qui a été prise par un régiment le 13 R.A et qui mérite qu'elle soit diffusée

 

 reconnaissance-recue-par-nos-camarades-de-la-446-ufl-2-1.jpg

Beaucoup d'Anciens d'Algérie, et beaucoup d'autres personnes n'ont pas sut aussi,  ce qui suit !

Pourtant,  il suffit d'aller dans le site   W.W.W. LES ANCIENS DE LA BA 180 BOU-SFER

Les 1

Dans ce site vous apprendrez  que des militaires Français étaient toujours , et encore en Algérie, aprés 1962 ! ...jusqu'en 1972..?

W.W.W. LES ANCIENS DE LA BA 180 BOU-SFER

 Quelques  dates repères

                 25  juin  1960 pourparlers avec le GPRA à Melun.

                    21  avril 1961 décision de créer un aérodrome militaire  à Bou Sfer.

                    20  mai    1961 premières négociations d’Evian.

                    18  mars 1962 fin des accords d’Evian.

                          juin   1962  début des travaux de l’aérodrome de Bou Sfer.

                    1er avril   1964 arrivée du premier avion venant de  France.

 

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Date de dernière mise à jour : 09/05/2017

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