Témoignage, Yvon au service de la Nation Française muté d'office dans la 434 UFL-UFO

Hommage aux anciens combattants FSE 4ème BCP, mutés a la 434° UFL-UFO

 

Bienvenue sur ce site de la fin de la Guerre d'Algérie, cinquante-cinq ans après !

Un article avec une photo sur la Nouvelle République du Centre Ouest du 14 Mai 2017

Medailles 2

Oublié ! Oublié ! Toujours OUBLIE !  En effet le 1er juillet 1962, à 23 heures (voir rapport sur la désertion de la force locale 434 pour l'heure) lorsque le Capitaine Commandant la 434 UFO, appela par le téléphone, le PC du 4ème BCP à El Biar pour venir à notre secours, en renfort, il avait obtenu un refus. Les Militaires FSE dans la Force Locale, avaient complétements disparus de leurs effectifs et surtout de leurs soucis.  Il avait fallu que notre Capitaine apppelle le 4ème RIMA (je crois), pour obtenir de l'aide. Pendant ces quelques instants nous avions eu le temps d'être ensuite submergés au PC de Guyotville. Car j'avais été réveillé le Capitaine au PC, suite a la prise d'otage des militaires FSNA et, à l'abandon des militaires FSE sur place a plusieurs endroits autour de Guyotville. Ces cadres militaire FSE (8)  laissés sur place, ayant alertés le PC de la 434èmeUFO à la Permanence téléphonique, tenue par A.B..... Ceux-ci durent rentrés par leurs propres moyens au PC UFO, de la 434(dont au moins 4 peuvent toujours témoignés) et ne furent pas comptés parmi les 28, les 22 ou les 19 Militaires FSE déserteurs (pris en otage) annoncés par toute la presse, la Radio ou la télévision les jours suivants.

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lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minutes a la 11 minutes, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

11 Mars 1962 

  -   Registre des délibérations du Conseil Municipal de  Vouneuil sous Biard

Séance ordinaire le 11 mars 1962 du conseil municipal de Vouneuil sous Biard 86  France

             « L’An mille neuf cent soixante deux , le onze mars  à 20 h 30 le conseil municipal légalement convoqué, s’est réuni en session ordinaire à la Mairie sous la présidence de M Hablizig  Marcel  Maire »

             «  Le Président ouvre la séance et demande d’approuvé la liste des jeunes gens Morts pour la France en Algérie, pour être inscrit sur la plaque, au Monument aux Morts  -  Demande approuvée »   4 noms figurent sur le Monument aux Morts de la commune   

Il ne pouvait plus avoir de doute, pour un de mes quatre camarades d'école fait prisonnier du FLN en 1960  -  depuis le 19 février 1962,  l'O.A.S avait utilisé deux avions T 28  français basés à la Senia, prés d'Oran, pour bombarder le cantonnement F.L.N. d'Oujda au Maroc

Que sont devenus les militaires Français métropolitains qui étaient prisonniers du FLN, et qui étaient encore vivants ?  le 19 février 1962  au camp de Oujda au Maroc?

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 <<Sommes-nous aujourd’hui condamnés à vivre à jamais dans l’ombre de ce traumatisme pour nos deux pays ? Il est temps de clôturer ce deuil. Il faut pour cela avoir le courage de dire les choses et de ne céder à aucune simplification. »

Colonisation en Algérie : Emmanuel Macron s... par LeNouvelObservateur

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Pour ceux qui n'étaient pas nés, et pour ceux qui ne savaient pas, et qui se rassemble un .. 5 décembre (- seulement depuis  2003 ?????    - lisez

  -  le Journal Officiel de la République Française du 20 mars 1962. Accords d'EVIAN du 18 Mars 1962

Les derniers Négociateurs le 18 Mars 1962 a Evian

Délégation du FLN
Délégation française

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Les onze des accords

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Décret N° 62-306 du 19 mars 1962 portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie

TITRE  IV                                                      De la force de l'ordre. 

Art. 19. — Il est créé une force de l'ordre propre à l'Algérie. Cette force de l'ordre est placée sous l'autorité de l'exécutif provisoire, qui décide des conditions de son emploi.

Art. 20. — La forcé de l'ordre aura un effectif global de 60.000 hommes. Son effectif initial sera de 40.000 hommes. Il comprendra :

Les auxiliaires de la gendarmerie et les groupes mobiles de sécurité actuellement existants ; Des unités constituées par les appelés d'Algérie et, éven­tuellement, par des cadres pris dans les disponibles. L'exécutif provisoire a le pouvoir de compléter la force de l'ordre par rappel de réserves instruites. 

.Art. 21. — Le directeur de la force de l'ordre est nommé par décret en accord avec l'exécutif provisoire

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Arrêté Interministériel du 30 Mars 1962

Pour

L application du decret capture

Sous la surveillance du  Président du Gouvernement Provisoire de l'Algérie (GPRA)  Ben Khedda qui était à TUNIS pendant la fin de la Guerre

Composition de l'Exécutif provisoire Algérien

Président : Abderrahmane Farès, notaire.

Vice-président : Roger Roth, avoué.
Délégué aux affaires Générales : Chawki Mostefai, docteur en ophtalmologie, représentant le GPRA.
Délégué aux affaires économiques : Belaid Abdesslam, étudiant, représentant le GPRA.
Délégué à l’agriculture : M’hamed Cheikh, agriculteur et éleveur.
Délégué aux affaires financières : Jean Mannoni, docteur en médecine.
Délégué aux affaires administratives : Abderrazak Chentouf, avocat représentant le GPRA.
Délégué à l’ordre public : Abdelkader El Hassar, avocat. (force locale)
Délégué aux affaires sociales Hamidou Boumediène, docteur en radiologie représentant le GPRA.
Délégué aux travaux publics : Charles Koenig, professeur de CEG.
Délégué aux affaires culturelles : El Hadj Bayoud Brahim, chef religieux du Mzab.
Délégué aux postes : Mohammed Benteftifa, pharmacien, représentant du GPRA.

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Radio- Extrait de l'Audio de 27 minutes INA.Fr « Inter actualité de 19h 30 du 21 avril 1962 » consulté en 2011 et 2013.

"Algérie- Rocher Noir 21 avril 1962 il est 11 heures et c’est l’installation officielle de la force locale en présence de

Monsieur Fouchet Haut- Commissaire

Monsieur Farès Président de l'exécutif Provisoire

Monsieur le Préfet Mokdad Directeur de cette force locale, ainsi que tous les membres de l’exécutif provisoire

Le Haut-commissaire prend maintenant la parole

- Je salue vos formations gendarmes, dont la présence en ce lieu est l’émouvant symbole de la naissance d’une force, dont nous attendons beaucoup de biens pour l’Algérie.

Vous serez avec vos camarades, et, à côté de l’armée française dont vous êtes issus, le garant de la paix et de l’ordre.

Monsieur le Président – La France, conformément aux accords d’Evian, mets  sous l’autorisé de l’exécutif provisoire  cette force locale, dont l’exécutif provisoire disposera comme elle l’entend

Monsieur Farés - Président de l’exécutif provisoire algérien

- Monsieur le haut- commissaire – C’est avec émotion, au nom de l’exécutif provisoire dont j’ai l’honneur de présider, que je prends en main cette force locale conformément

aux accords d’Evian Officiers sous- officiers gardes et soldats, je compte sur vous pour être en effet en Algérie le garant de l’ordre public et de la paix enfin d’assure sur

cette terre de nos frères, le bonheur de tous les algériens sans exception

Monsieur le Préfet Mokdad <<Ancien Commandant de l'Armée Française>> Directeur de la force locale va lire son premier ordre du jour

Officiers, Sous-Officiers, Soldats, Gardes, Gendarmes de la Force de l’ordre,

Je prends aujourd’hui votre commandement

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Du 12 avril 1962, au 3 juin 1962,l'unité 434 de la force locale Algérienne s'était installé à Tkout 

25 militaires français du contingent de métropole, avaient été muté d'office dans cette unité Algérienne. 

Tkout 4eme b c p 005

Pas de garde pour nous militaires FSE dans ce cantonnement au début jusqu'a la mi-Mai. Suite aux tragiques événements d'Alger, l'OAS continuant les attentas, nous avons repris celle-ci.... pour la forme !  

Je devais recevoir pour le rassemblement le matin, un lieutenant de l'ALN émissaire du GPRA de Tunise. Par un salut réglementaire d'acceuil a la porte de la cour, que l'on vois au pied de ce batiment, j'allais le chercher pour l'accompagner auprès de notre capitaine Français FSE, près du rassemblement. 

Tkout 2016

Le panneau de l'entrée du village de Tkout en 2016.    Merci l'Ami pour cette photo !

P c w i 1

P c w i

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Le "repaire" de nos adversaires entre Tkout et Bouhamama  Aurès

Le "savoir"  pour  notre    Souvenir d'Ancien Combattant des Aurès !

Merci  a notre ami d'Algérie pour ces 3 photos  du  P C de  la Vilaya 1

Pci

Buletin de vilaya 1

 Un "repaire" de nos adversaires  avec quatre prisonniers Français en 1958 dans les Aurès

Prisonniers

Photo de 1958, recue le 4 novembre 2016  de prisonniers de l'ALN, libérés après 283 jours 

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‘‘Un peuple qui n’a plus de mémoire,  n’a pas d’avenir’’

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Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de la fin de la  Guerre d'Algérie

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Organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie  "Accords d'Evian 18 Mars 1962"

Yvon muté d'office dans la 434° UFO, aprés le 19 mars 1962

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Extrait de courriers envoyés au Colonel BOISHERAUD  Commandant le 153° R.I.M.  SOUK-AHRAS ZNC, hospitalisé,  trouvés  sur Internet le 30 Novembre 2016, qui prouve aussi, que tous les Généraux, Colonels, et les Commandants de l'armée Française en Algérie …savaient  bien ??

9 Mars 1962        Mon Colonel

<<<Le plus inquiétant n’est pas là – c’est plutôt l’approche du cessez le feu qui me tarabuste, et dans tout cela, c’est la constitution des compagnies de force locale qui risque d’être le plus dramatique, ( il faudra désigner les officiers, faute de volontaires )>>>         Commandant Lefevre 

17 Mars 1962       Mon Colonel 

<<<Ici nous sommes toujours aux prises avec les problèmes que va poser l’application du cessez le feu, que l’on dit imminent (maintien de l’ordre, constitution de la force locale, etc..)>>>          Colonel Degas 

 Le 22 Mars  Un responsable du Corps d'Armée d'Oran, chargé de mettre en place les unités UFO <<<La mise en place du personnel FSE est réalisable car ils sont désignés d'office. Elle ne posera que des problèmes psychologiques >>>

Note du Corps d'armée d'Oran :On  peut lire aux Archives Nationales de Vincennes Cote N°3040 D2

Un responsable du Corps d'Armée d'Oran, chargé de mettre en place les unités UFO le 22 mars 1962 

"La mise en place du personnel FSE est réalisable car ils sont désignés d'office. Elle ne posera que des problèmes psychologiques"

"".""Une note  824 CSFA/EMI/ORG  prévoyait expressément  la désignation d’office des cadres européens militaires Français pour encadrer les musulmans dans les Forces locales. ""

"C'est en gardant le silence, alors qu'ils devaient protester que les hommes devinrent des lâches" A. Lincoln.

Yvon

Un sourire ne coûte rien et produit des merveilles

Il enrichit celui qui le reçoit, sans appauvrir celui qui veut le donner

  Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir  est parfois éternel

Personne n'est pas assez riche pour pouvoir s'en passer

Et n'est pas assez pauvre, pour ne pas le donner

 Il crée le bonheur de notre coeur et de la société

 Il est le signe sensible de l'amour partagé

"Un sourire donne du repos a l'être fatigué,

  Rend du courage au plus découragé"

Et..   - il m'en a fallu..... du courage !!!!!, pour enfin retrouver des articles de la force locale !!

Extrait du message reçu le 23 Mars 2013 de l'historien Guy Pervillé, qui confirme l'utilité de ce site. 

 " j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans ces unités 

 (Unités de la Force locale de l'ordre Algérienne) et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages.

 A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence 

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Sur les écrits de la Guerre d'Algérie, comme celui-ci ci dessous, dans guerre d'ALGERIE magazine avec le numéro 6 de 2002, ou les cent jours  dans la Force locale sont évoqués, par Jacques Macé Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves.

Ce magazine fut interrompu et ne réapparu que plusieurs années plus tard en 2007  avec le numéro 8 !

Img yvon ufl012

Mes cent jours

 

 Uflet aln

J'ai mis cette photo (dessin) récupérée sur le Web, qui indique la  présence de cinq formations distinctes pour la Periode Transitoire, pour faire comprendre, a ceux qui n'étaient plus en Algérie en 1962, et a ceux qui ont voulu nous oublier ou ne pas savoir notre dessaroi, que notre position dans la force locale n'était pas des plus réjouissantes.  Comme les cheminots  sur le dessin,  nous,  FSE dans la force Locale Algérienne, il n'y avait plus qu'a attendre...... notre dernière heure

Sur le dessin,  il manque  l'incription l'ALN,  qui aurait du ëtre incrite sur la "locomotive" force locale

Les Forces militaires présentes sur le terrain en Algérie après le Cessez le Feu du 19 Mars 1962 à midi,  suite aux accords d’Evian du 18 Mars 1962 du 5 Avril 1962  au   1 juillet 1962

Militaires  de l’Armée Française

Encadrement  de militaires de  métiers et Militaires du contingent maintenus

O.A.S   organisation de l’armée secrète       

  Civils Pieds Noirs  + déserteurs Militaires Gradés de métiers ou engagés

A.L.N    Armée de Libération Nationale    

responsables  et représentants militaires envoyés de Tunis,  aux ordres de l’exécutif provisoire Algérien du Rocher Noir et le G.P.R.A

F.L.N   Front de Libération Nationale   

 Militaires des six Wilayas (Fellagas) renforcées par  les Militaires Musulmans déserteurs, des Harkis et   des maquisards (marsoins) +les militaires de la Zone autonome d’Alger

U.F.L   Union des Forces locales

Militaires Musulmans de l’armée Française  Harkis et anciens de S.A.S   90% +  10%  Militaires Français européens du contingent  (dont des maintenus)  pour l’encadrement de cette future armée Algérienne, prévue par les accords d’Evian et aux ordres de l’Exécutif Provisoire Algérien du Rocher Noir

U.F.O  Unions des Forces de l’Ordre  (dénominations  des Forces  locales envoyés dans les villes)

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EPHMGA - VIDÉO DE MICHEL TRUYFFY - VIDÉO N°5

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Copie pour yvP1010254

Le 19 mars 1962, Yvon  était dans les Aurés, avant de se retrouver muté, avec tous ses camarades, militaires musulmans et militaires métropolitains, dans une unité de la force locale

Témoignage de cette journée mémorable

         Yvon  2ème classe a la 3ème compagnie opérationnelle du 4ème Bataillon de chasseurs à pied  à Tifelfel a reçu l'ordre le 19 mars 1962 dans le début d’après-midi, avec six autres camarades, d'aller au village de Rhassira pour annoncer à la population, le cessez le feu et les Accords d'Evian qui avaient été signés la veille.

          Lorsque l’aspirant est venu nous chercher quelques instants plus tard, nous étions équipé du minimum, c’est à dire que chacun avait pris un fusil et quelques cartouches dans les poches.

        Nous n’avions pas accepté d’y aller, sans arme à feu,( comme l'Aspirant nous l'avait demander)     ( et nous n'avions pas le droit de patrouiller sans fusil)

          Là-bas ou en route, des problèmes auraient pu nous arriver. Car, même avec les armes et les quelques munitions, que nous avions prises et que nous avions dissimulées dans nos poches, ce n’était pas suffisant. Car, pour notre arrivée, au village de Rhassira, tous les habitants sortaient de leurs mechtas, vivement.

         Nous n’étions pas assez nombreux, vis a vis, de toute cette innombrable population, en effervescence qui sortait de partout des mechtas ! Celle-ci, était déjà, bien informée, par les fellagas et les hommes du maquis qui étaient déjà de retour, dans leurs foyers.

         Heureusement, toute cette nouvelle population n’a pas eu à notre égard de mauvaises réactions, car, à sept, nous n’étions pas en nombre suffisant, pour pouvoir faire quelque chose et nous défendre valablement et nous avions que le petit poste radio

        Par obligation, des poignées de mains furent échangées, après quelques paroles banales de circonstances.

        Mais que ce moment avait été dur, pour Yvon

         Que notre position était délicate ? Se retrouvait, face à nos adversaires du matin, qui ne portaient pas d’armes, qu’il était facile d’identifier à leurs visages, et nous, qui étions obligés, de leur tendre la main par politesse. Nous avions pris le chemin du retour, avec un immense soulagement, pour cette dernière patrouille « armée »

         Nous avions rejoint notre campement, pour rendre compte, de ce que  je croyais être, notre dernière mission, en Algérie

          Pour une fois, nous avions été, des bons informateurs et des vrais pacificateurs

         Depuis, devant un monument aux morts où je me recueille toujours le 19 mars depuis 1963  je ne peux s’empêcher de penser à cette « entrevue historique de Rhassira » où nos adversaires du matin avaient été, et étaient restés dignes

         Cette mission et cette rencontre que l’armée française nous avait commander d’accomplir cet après-midi-là, « fut occultée » par la suite, par beaucoup de responsables politiques et militaires et  n’a pas été  à l’honneur de l’Armée Française et de la France

Aucun gouvernement Français, n’a encore voulu reconnaître ensuite, pour ce cessez le feu, une logique commémoration officielle avant le 6 décembre 2012.

         «  Car ensuite sur Internet on peut lire - 23 Mars 1962 : 23 attentats, 15 morts, 42 blessés. (manquent bien sûr les chiffres censurés        - Nombreux holdup (le plus rentable, celui de la banque de France à Oran, deux milliards d'anciens francs). Il y avait beaucoup plus d'argent, mais le commando manquait de sacs.                                                                                                                      Il est vrai que le 23 mars 1962, à Bab El Oued les assassinats des militaires du contingent, que Yves Courrières à raconter dans ses ouvrages en 1970 ont pu passer "pour pertes de guerres" et, permet, avec les innombrables - Morts pour la France - suites de Blessures et de  Maladies  - après le cessez le feu du 19 mars 1962 de comptabiliser un nombre considérable de disparus DCD »

Photos papy

 Témoignages d’Yvon un ancien du  4ème BCP

Moi, qui a eu la chance, de revenir de « là-bas »  je ne peux, que me «  réjouir » de pouvoir écrire maintenant cette « mission spéciale de l'Armée Française,nous avez damandé d'effectuée ce 19 Mars 1962», que, très peu de militaires n’ont pût effectuer ce jour-là en Algérie

       Cette mission « délicate » ne fut pas la dernière que j’ai effectuée en Algérie.

  Car d’autres missions tous aussi périlleuses m’ont été confié ensuite, sans qu’on me demande mon avis.

       Du 19 mars au 10 avril 1962, à Tifelfel, il n’y eut plu de complications, l’arme était enchaînée au poste de surveillance ;

Personne, ne fit d’objection à nos chefs militaires, mais cela faisait insolite, d’être sentinelle et ne pas avoir, d’armes pour se défendre. Nous n’avions plus qu’une grenade à dégoupiller, au milieu de ce magnifique djebel nouvellement coloré.

  De partout, des drapeaux vert et blanc, flottaient, sur toutes les mechtas dispersées autour du village et  dans le village. Img339Img339

         Nous  « réapprenions » au poste de Tifelfel, à marcher au pas, et  à   « présenter » les armes.  Des revues de paquetage, souvent inutiles, et des nettoyages d’armes, étaient programmés presque tous les jours, pour meubler le temps et rester sages,  mais plutôt, pour nous énervés.

       Quelques patrouilles dans le voisinage, avec très peu de munitions, étaient encore effectuées, sans véritables  protections. Grâce à « nos anciens ennemis », du F.L.N, ce  ne fut pas, comme à  Alger,  le carnage !

En passant dans le  village de Tifelfel, Yvon et ses camarades croissaient  quelquefois, ces anciens adversaires, souvent d’un regard interrogateur    
        Des patrouilles ont été effectuées jusqu’aux Gorges de Tirhanimine pour prendre des photos ! Ou sont-elles ???

Tigha

Photo capturée sur Internet, en 2015........ avec mes remerciements

Tirhanimine

Capture

1 novembre 1

        Une journée entière à Tifelfel, fut consacrée à l’élimination des munitions en surnombre, et là, au moins,  j’ai appris à enfin bien tirer

Le 3 Avril 1962

 Tifelfel      - J'écrivais        - "Je te dis comme cela  en passant"

-      le capitaine de notre compagnie a eu une entrevue ce tantôt  avec le chef  fellaga  du secteur

-          il était encore  armé il était accompagné de quelques hommes.

-         .Il y a 5 ans qu'il était dans le secteur, «  « Alors tu vois c'est presque incroyable de voir cela »  et alors – « c'est donc fini ! »  pour cela,

-  espérons que quand même, maintenant, je pourrais m'en sortir

En effet en novembre 2016, par Internet, j'ai obtenu confirmation du nom du Colonel de l'ALN, qui s'était entretenu avec notre Capitaine Français.

Le mauvais combattant

Retour d'une opération exténuante (pour se faire voir),  sur l'hamard kdraddou  (canyon de Rhoufi)

 

Yvon canyon de roufi

  Tifelfel

  Le 5 avril 1962      - j’écrivais  

-  Ici il y a des précisions sur ce que nous allons faire maintenant                                                

           -  des cadres resteront ici, qui, avec les musulmans feront de la force locale.             

                 Il y aura 25 cadres européens, pour 300 musulmans

         « Pour moi, c’était la première fois que j’entendais parler de la force locale »

 Ce qui n’était pas le cas des parlementaires français, ceux-ci, avaient adopté des crédits pour celle-ci au mois de novembre 1961

         La 3ème compagnie sera dissoute, et nous allons être mutés à partir de demain dans les   autres compagnies

         J’avais écrit aussi  -  Je viens d’apprendre que je reste ici, avec une vingtaine d’européens pour deux cent musulmans.

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Organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie, Accords d'EVIAN

Dans un livre  Le dernier jour de l'Algérie française 1972

Le Colonel Georges Buis sera chargé de mettre sur pied la force locale Algérienne prévue  par les Accords d’Evian. Ce ne sera pas une tâche facile

Pour cela, il faut avoir recours à l'armée et à ses cadres. On ne peut pas dire que l'idée de former une force algérienne soit agréable à l'armée française d'Algérie. . Certes, les militaires ne tenteront pas un nouveau putsch de dernière minute, mais il ne faut pas leur demander de collaborer très étroitement à la politique du général de Gaulle. A tous les échelons, à chaque moment de son action, le colonel Buis se heurte à un sabotage instinctif de l'armée. Les hommes sont équipés de bric et de broc, les tenues ne sont pas pareilles, les casques datent de la guerre 14 et si on avait pu trouver à Alger des bandes molletières, il est pro­bable que la force locale en eût été dotée. Quant à la formation, les officiers objectaient : Faut-il enseigner nos méthodes de combat, notre école du soldat, transmettre les valeurs de disci­pline et de fidélité propres à l'armée française ? Bref, cette armée algérienne devant représenter la puissance de l'exécutif provisoire ne ressemble à rien, elle n'a aucune gueule.

Un point pourtant préoccupe en particulier Georges Buis, les liaisons radio. Il est indispensable que le Rocher Noir puisse donner ses ordres à cette force même disparate et qu'il contrôle efficacement les déplacements et les interventions. Alors le colonel Buis a tapé sur la table, la chose est arrivée jusqu'à Paris et un matériel moderne a bien vite été remis aux unités. Dans l'esprit du Cabinet de Christian Fouchet, ce matériel devait également servir à établir des liaisons avec les unités F. L. N. très peu nombreuses et très dispersées dans le pays. Le jour venu le Bocher Noir devrait pouvoir contrôler ces petites unités.

Malgré l'aide que lui apporte Mohamed Khemisti, frère de lait de Ben Bella, et le colonel Navelet, un polytechnicien remar­quablement intelligent, Buis ne peut que constater en ce mois de mai que la force locale n'est pas encore au point. Ah! si l'armée comprenait que renforcer l'équipe Farès, c'est éviter la cassure définitive entre l'Algérie et la France, tout serait pos­sible. L'armée pourrait par exemple aider à retrouver les élé­ments des katibas errant dans le pays, les informer, les conte­nir, les habituer à l'idée d'une Algérie algérienne. Elle pourrait aussi empêcher les désertions qui affectent la force locale. A peine recrutés et équipés, des hommes abandonnent leurs unités et vont rejoindre l'A. L. N. qui ainsi reprend peu à peu une vigueur qu'elle a perdue depuis les opérations conçues et exécutées par le général Challe. Hélas, l'armée boude dans son coin, elle pense au décrochage qui est pour elle un véritable déchirement...

Sur le plan civil, les choses ne vont pas beaucoup mieux. Des préfets musulmans sont installés un peu partout, mais, comme l'exécutif provisoire, ils sont dépourvus de toute autorité véri­table parce qu'ils n'ont pas de forces à leur disposition. Des villes comme Alger, comptant plus d'un million d'habitants, sont pratiquement sans police depuis des semaines. On a bien créé un nouveau corps de police, les A. T. O. (Auxiliaires Tem­poraires Occasionnels), mais ces hommes ont la détente facile et, faute de sang-froid professionnel, ils sèment un désordre indescriptible dans les quartiers où ils sont affectés.

Ainsi l'armée française rumine sa rancœur dans ses can­tonnements, l'A. L. N. des maquis est pratiquement inexistante, l'armée du colonel Boumediene est maintenue hors de l'Algérie par un barrage toujours hermétique, la force locale et les A. T. O. tout à fait inefficaces. L'Algérie est sans filet protecteur, tout va à vau-l'eau. La partie sera gagnée par ceux qui, les premiers, sauront se doter d'une force efficace. Le pouvoir est à prendre.

Le colonel Buis n'est pas très optimiste quant à l'avenir. Il conçoit pourtant sa mission de façon positive, sans être un romantique de l'Orient, il veut servir efficacement une politique qu'il approuve. Il sait qu'autour de Christian Fouchet, il n'y a que des hommes animés du même état d'esprit sauf peut-être Vincent Monteil, grand arabisant qui voit dans le réveil musul­man une des grandes chances de l'Occident civilisé et qui va même jusqu'à tout mélanger en laissant entendre que les ser­vices israéliens aident, en sous-main, l'O. A. S.

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Extrait de courriers envoyés au Colonel BOISHERAUD  Commandant le 153° R.I.M.  SOUK-AHRAS,ZNC,  hospitalisé,  trouvés  sur Internet le 30 Novembre 2016, qui prouve aussi, que tous les Généraux, Colonels, et les Commandants de l'armée Française en Algérie …savaient  bien ??

9 Mars 1962        Mon Colonel

<<<Le plus inquiétant n’est pas là – c’est plutôt l’approche du cessez le feu qui me tarabuste, et dans tout cela, c’est la constitution des compagnies de force locale qui risque d’être le plus dramatique, ( il faudra désigner les officiers, faute de volontaires )>>>         Commandant Lefevre 

17 Mars 1962       Mon Colonel 

<<<Ici nous sommes toujours aux prises avec les problèmes que va poser l’application du cessez le feu, que l’on dit imminent (maintien de l’ordre, constitution de la force locale, etc..)>>>          Colonel Degas 

 Le 22 Mars    Note du Corps d'armée d'Oran :On  peut lire aux Archives Nationales de Vincennes Cote N°3040 D2

Un responsable du Corps d'Armée d'Oran, chargé de mettre en place les unités UFO le 22 mars 1962 

"La mise en place du personnel FSE est réalisable car ils sont désignés d'office. Elle ne posera que des problèmes psychologiques"

 

 

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 Yvon 2ème Classe du 4ème BCP  au service de la Nation Française dans la Force Locale Algérienne

 Au 15 avril 1962, muté d'office pour une incroyable mission

Une force locale de l’ordre Algérienne*, fut crèe  à Challain en France

Où, il y avait trois ministres et quatre délégués pour la France

et sept délégués du F.L.N, dans le Jura le 12 février 1962

Cela devint par la suite, les accords d’Evian du 18 mars 1962

  * des crédits furent votés par les parlementaires français, en novembre 1961

Evian 18 mars 1962

Simple troufion, après le 19 mars 1962, pour la période de transition

Dans la force locale de l’ordre Algérienne, j’ai donc été mis aussi à la disposition

Et aux ordres de l’Exécutif Provisoire Algérien, comme d’autres européens

Sur décision, pour l’encadrement militaire algérien.

Contrairement à Michel Debré, qui, avec le gouvernement,

En France, le 12 Avril 1962, était démissionnaire

Nous, Européens, Militaires du contingent,

Il n’y a pas eu d’objection à faire

Tout citoyen à le devoir, pour mourir pour sa patrie, mais nul n’est tenu de mentir pour elle        « Montesquieu»

En Algérie, pendant cette période il fallait se taire

Plaire, et être continuellement exemplaire

Malgré notre situation toujours précaire

Nous étions, que de simples MILITAIRES

Nous n’avions jamais été VOLONTAIRES.

Et nous n’étions pas « des mercenaires ! »

Et après avoir serré la main le 19 Mars 1962, à quelques-uns de nos adversaires

Il a fallu ensuite, pendant 85 jours, « que moi j’accueille » au poste, « un émissaire »

Nous devions représenter correctement notre NATION, « sous la bénédiction »,

De l’armée nationale de libération (A.L.N*) « SANS MEDIATISATION »

Pour servir notre patrie, la France, comme cela avait été décidé

A Challain, aux Rousses et à Evian par les plus hautes autorités

 

Au début, nous étions que 25 Militaires Français européens

Dans cette nouvelle unité de l’armée Algérienne, au service du peuple Algérien

Dans la force locale de l’ordre 434, il a fallu beaucoup de patiences

Avec le rassemblement de tous ces militaires musulmans, de toutes tendances

Au milieu de ce djebel des Aurès, à Tkout entre Arris et Biskra

Ou, pendant de trop nombreuses années, nous avions combattu les fellagas

1962 les deux presidents reunis

Discours touchant et rare du Colonel Krim Belkacem en Kabyle l'année 1962, quelques jours après les Accords d'Évian

Il est ici avec le Président du Gouvernement Provisoire de l'Algérie  Ben Khedda qui était à TUNIS pendant la fin de la Guerre

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Inter actualités de 19H30 du 21 avril 1962

Inter actualités de 19H30

21 avril 1962 142 vues 27min 46s

- Les titres - Claude-Paul PAJARD : à la veille d'une offensive générale des forces de l'ordre en Algérie. Au sein de l'OAS on se bat pour savoir quel sera celui qui remplacera SALAN. Interrogatoire de SALAN. Rentrée parlementaire le 24 avril (2'05 "). - Jean-Pierre JONDEAU et Claude-Paul PAJARD : Mr POMPIDOU a reçu Mr GISCARD D'ESTAING, ministre des Finances. Mr Jean FOYER, garde des Sceaux et Mr JOXE, ministre d'Etat charge des affaires algériennes. Mr Christian FOUCHET a remis le commandement de la force locale a messieurs FARES et au Préfet MEKTA qui en est le directeur (1'45"). - Claude-Paul PAJARD et Jean-Pierre JONDEAU : libération, à Rennes, des détenues algériennes. Tunis : Réunion des membres de l'exécutif FLN. Activités OAS. Manifestation à la prison de Caen par l'OAS (3'50 "). - Jean-Pierre BIONDI et Claude-Paul PAJARD : Grèce : bagarres anti-gouvernementales. Sujet : dernières élections truquées (50"). - Pascal ROSSINI et Claude-Paul PAJARD : le pape donnera sa bénédiction ubi et orbi pour la fête de Pâques, de la basilique St Pierre. Informations générales. Faits divers. Exposition internationale de Seattle "La fenêtre ouverte sur le futur". Turin : expédition du "temps oublie" (4'). - Correspondant de Rome : 2 cas de troubles enregistrés. Une vingtaine de volontaires italiens sont restes une semaine sous terre. L'opération aurait pu durer plus longtemps, mais il y a eu des infiltrations d'eau (1'10 "). - Claude LAPLAUD : Lille : foire internationale placée sous le signe du Marché commun et de l'expansion départementale (1'40"). - Paul LAPORTE : football, tennis (45 ").

Émission Inter actualités de 19H30

Générique

journaliste

Pascal Rossini
Jean Pierre Biondi
Jean Pierre Jondeau
Claude Laplaud
Paul Laporte

présentateur

Claude Paul Pajar

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26 avril 1962, à la suite du rassemblement, les musulmans avaient déclenchée une grève de la faim et une grève générale, après la levée des couleurs,  prenant un peu au dépourvu  tout l’encadrement impuissant.Pour une histoire de café pas assez sucré !

Au bout d’un certain temps, et après plusieurs altercations, rien ne s’était arrangé

Le capitaine Goetz Lucien commandant cette unité de force locale, avec le lieutenant Musulman de  l’armée de libération nationale l’A.L.N,  l’émissaire du GPRA, envoyé de Tunis qui venaient de quitter ce rassemblement contestataire matinal, qui fut l’objet de beaucoup de discutions « litigieuses »,   et qui n’était pas terminées, m'interpellent moi et B.. A ..  l’armurier dans la cour de la prison de Tkout;

Un briefing a quatre, un Capitaine Français de métropole, le Lieutenant musulman  de l’A.L.N. de Tunis  et deux 2ème  Classe militaires français du contingent étaient réunis ; Ceux-ci devaient  prendre une position irréprochable, devant cette fâcheuse situation qui  voulait perdurée.

Tous les quatre réunis, dans cette cour de Tkout, a 100 m   du rassemblement en grève qui n’avait pas bougé; yvon et son camarade B…A…..  armurier avaient approuvé dans la  discussion, que  l’internement du « meneur » soit décidé.

            Et ce  fut fait, immédiatement,  grâce a notre accord, les musulmans étant toujours restés rassemblés pour continuer la grève, qu’ils avaient décrété,  sous la surveillance de l’Adjudant L.. ( Celui-ci n’étant encore parti se reposer avec une permission).

Huit où dix jours de cellule dans la  « prison » furent signifiés, à B….. instigateur de la désobéissance pour «  non respect de la discipline militaire »

Mais pour nous,Militaires FSE, il a fallu se reconvertir en gardiens de prison

A Tkout le bâtiment avait bien été construis pour une prison

Nous avions accepté les ordres, de dormir dans l’armurerie

Pour en même temps,  garder  toutes les armes de la compagnie,

 

Celles-ci n’ont pas put servir, pendant ces dix jours

Attachés au râtelier, elles n’étaient d’aucuns recours

Pendant cette période, on s’était bien barricader

À coté de la cellule, le PM, jour et nuit sous l’oreiller

 

Mais, il y avait que nous, qui étions armés

Et cela ne pouvait pas trop nous rassurés

Heureusement, avec de la lecture pour passer les journées

En attendant que la punition du meneur soit terminée

Tkout 4eme b c p 005

Le 30 Avril 1962, dans ce coin perdu des Aurés, au P.C de la Force locale 434 à Tkout nous avions eu la visite d’une journaliste.

Elle été accompagnée par des responsables ? Et les autorités militaires du secteur dont un colonel qui était venu nous voir dans « notre prison »

                     Cette femme, fut par nous tous, déshabillée des yeux. Une femme dans un poste de l’armée, à Tkout dans les Aurès ! .

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Le 15 mai 1962, dans l’après-midi sur l’Hamard Kraddou, dans les Aurès à 1550 m d’altitude, Yvon le Planton avait eu droit à une balade. Au bord de ces nombreuses falaises pleines de rudesse où un Nord Atlas pendant la guerre avait été abattu ou s’était écrasé quelle merveilleuse sortie de « rêve », dans le djebel de l’Hamard Kraddou, j’avais effectué, en service commandé, incroyable ! Mais vrai !

         Avant, sur ces sommets de l’Hamard Kraddou, cette montagne tant redoutée, il fallait y aller, toujours très nombreux, un bataillon au moins, très bien armé, souvent et même toujours, avec l’aviation au- dessus de nous.

En jeep ce jour-là, j’étais seul, planton avec mon régime de faveur, avec le chauffeur M…. Jacques et le Capitaine Goetz Lucien pour cette promenade « non organisée ».

Quelle sensation ? De se retrouver dans le calme, dans un lieu où s’étaient déroulés des durs combats,avec presque a chaque fois 5000 hommes sur le terrain, sans l’aviation au-dessus de nou

 J’étais dans « les nuages » ! Dans cette nouvelle circonstance.

Je repensai a tout, dans cette situation-là,  qui était..... inespérée !.

            Le capitaine Commandant de la Force locale voulait voir avec ses jumelles je crois, si des mouvements de troupe ou de foule, avait lieu autour du village de Tifelfel

                                                                                        Rien ne pouvait empêcher par la suite, que je m’en souvienne

Inimaginable presque seul, au milieu de cet immense djebel

Bien sûr, avec le chauffeur de la jeep M…. originaire de la Vienne

A contempler, quelques minutes la vallée de « Rhassira », sur Tifelfel

Dans la jeep immobilisée, en réfléchissant

Pendant l’espace de quelques instants

Il  m’est venu en cette circonstance, en mémoire

Tous ceux qui de France, dans les Aurés, ici,

Sur cette montagne, y avaient laissé leur vie

Pour une période et un moment d’histoire

Tkout 1

Colea

Fares avec deux generaux 1

 Le 23 mai 1962  A Koléa a l'issue d'une prise d'armes, en présence de trois officiers supérieurs de l'armée Française, dont un Général 3 étoiles voir  vidéo sur Ina sans le son, mais le texte est retranscrit ci-dessous

Dépêche A.F.P. du  23 mai 1962.  Du  ROCHER  NOIR  publiée par    La Charente Libre

- L'Algérie indépendante coopérant avec la France, grâce à la volonté et a la détermination de tous les algériens  dignes de ce nom, naîtra dans 38 jours et vivra. a déclaré M. Farés   en conclusion de  l'allocution qu'il a prononcé ce matin à Koléa  à l'issue d'une prise d'armes d'une unité de la force locale                                                                                                                  - Dans allocution qu'il adressa aux officiers, sous-officiers, et soldats le président de l’exécutif provisoire à  déclarer...des accords signés à Evian au nom du peuple Français par le gouvernement Français et au nom du peuple algérien par le gouvernement provisoire de la République Algérienne constituent les bases nouvelles des rapports entre les deux pays .  Nous avons tous, a dit    M  Farés  l’impérieuse mission de réaliser l’étape de transition qui nous conduira à partir du 1 juillet à la constitution d'une Algérie libre, souveraine et indépendante coopérant avec la France   Le rôle qui nous est assigné, avec toute l'autorité conférée par le gouvernement  Français et le GPRA    à  l’Exécutif provisoire Algérien est d'une importance historique

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Le 5 juin 1962 parti de Tkout Aurés, l'unité UFL 434 arrivait à Guyotville- Alger, par la route, en convois d'une vingtaine de camions, et se faisait accueillir par une immense population rassemblée sur le bord des routes, pour s'installer dans l'ancien Centre de moniteurs de la jeunesse Algérienne qui avait été plastiqué par l'OAS.

            Arrivant des Aurès, en traversant les villes, Quel fabuleux souvenir encore ! Dans les camions en convois avec les musulmans de l’unité 434, de la force locale, D’être acclamés en triomphateur ! Par toutes les populations locales.

            Je cherche toujours un article et des photos de cet accueil chaleureux et inimaginable ! Pour cela, jusqu’à maintenant, à ce jour je n’ai pas été chanceux !  Si, de notre arrivée, toute la population avait été avertie !    La presse et la radio, l’avait bien été aussi ? (Censure?)

Le 10 juin 1962 à l’infirmerie du cantonnement de le 434 UFO, à Guyotville le capitaine G…. commandant la compagnie, vient me trouver, j’étais avec Jacques C……. l’infirmier nous logions ensemble dans la même pièce avec le Sergent G….., responsable de l’armement pour surveiller le râtelier d’armes. Il nous  confit la mission d’aller a l’infirmerie de la ville de ALN, pour leur faire une offre de médicaments, que notre compagnie pouvait se procurer où avait en surplus. J’avais "emprunté" le ceinturon, et, le P.A du Capitaine comme armement, qui m’allait à merveille.    Pour ma tenue, cela faisait mieux que le P.M. Mais, s’il avait fallu que je m’en serve cela aurait été laborieux sans doute

En ce jour de Pentecôte 1962, moi, et mon camarade des Deux-Sèvres, nous prenions donc la direction de la ville, ou été installé une infirmerie provisoire, au pied d’un H.L.M de la citée. Pour cette occasion avec mon camarade, j’avais  enfilé le brassard, de la croix rouge des armées dans le bras

    A notre arrivée, on fut reçu en « diplomate », par un détachement de l’ALN armait, et qui nous firent une haie d’honneur. Et c’est avec une grande émotion que nous faisions une dizaine de pas, pour suivre le responsable de l’ALN, et rejoindre l’entrée d’un bâtiment d’un H.L.M.

            Ce détachement était en possession, d’armes automatiques éblouissantes qui brillaient, que j’aurai aimé posséder de son côté, pendant la guerre. Au regard des vieux Mas 36 et les P.M. que nous avions à notre disposition, pour faire la guerre.Ensuite ces armes nous les avions « récupérés » en force locale.Hopital provisoire

Le 10 juin 1962 donc j’ai toujours encore en ….mémorisation

Avec l’infirmier d’avoir été mis à contribution

Brassard de la croix rouge des armées aux bras, sur recommandation

Visite à l’infirmerie provisoire de l’ALN,* où, ce fut….. L’improvisation

ALN (armé de libération nationale algérienne)

Devant une garde richement armée, qui à l’entrée, était de faction

On fut invité à entrer, pour les informer…. de notre mission

Avec des responsables de l’ALN autour d’une table on nous fit asseoir,

Dans la pièce d’à côté, était installée une infirmerie provisoire -,

Autour de nous, nous étions surveillés par une dizaine d’hommes toujours bien armés

Après quelques discussions, nous avions eu droit, à une tasse de café

Qui nous a été servi par….. Deux infirmières et j’étais un peu troublé

Comme, elles, …. Les événements… récents et anciens, furent aussi évoqués

Ce 10 juin 1962 jour de la Pentecôte, à Guyotville ils nous revenaient en mémoire,

De chaque côté, tout ce que nous avions dû endurer de déboires

Ces infirmières au bord des larmes par moment

Dans mes yeux, resteront gravés éternellement

De notre visite diplomatique, il nous restera que l'honneur

D’avoir été de notre nation, un ambassadeur avant " l'heure

11 juin 2012    Interview du ministre de l'Information du GPRA du 11 juin 1962 :

http://www.ina.fr/video/CAF89039174/interview-de-monsieur-yazid.fr.html

Incroyable mais vrai

Le 15 juin 1962 en Algérie, Yvon, Militaire de 2ème classe se faisait conduire à  Alger en jeep par un Capitaine (Commandant de la 434ème UFO de Guyotville) par la corniche de Guyotville - a Alger pour une mission (secrète) qui est resté secrète en ce qui concerne la participation d'un membre FSE de la Force locale a cette réunion ( FLN-OAS). Bernard Tricot et autres (Silence complet).  

Aucun chauffeur n'étant disponible au cantonnement. J'étais donc seul à garder la jeep, à la Mairie d’Alger avec une frousse énorme (qu'une grenade me soit balancé dans les jambes, ou de me faire tirer dessus). D'autres militaires (de différents bords ?) FLN- ALN- Armée Française et (OAS peut être) étaient  comme moi de faction, devant d'autres véhicules, mais personne n'avait ouvert la bouche....... IL fallait rester calme......! J’étais sur mes gardes. Je tressaillais un peu à chaque fois, ou le moindre bruit se faisait entendre, car je me préparais à intervenir à chaque instant. Scrutant des yeux le moindre endroit où un replie serait possible.

Je ne me rappelle plus combien de temps mon capitaine avait été retenu tellement j’étais sur le qui-vive, mais j’avais trouvé le temps très long

            Et c’est sans aucune voix, le capitaine repris prestement le véhicule, et sans rien demander  je grimpais dans la jeep.  Le retour vers Guyotville, s’effectua plus sereinement sans aucun  commentaire. Le capitaine s’emblait très préoccupé par l’entrevue qu’il venait d’avoir. S’il nous était arrivé le moindre malheur, personne  ne nous aurait retrouvés  pour nous rendre un dernier hommage.

Ce soir- là, une déflagration mutila l’Hôtel de ville, victime d’un plasticage             Enormes dégâts sur les sept niveaux du bâtiment, 17 soldats français y trouvèrent la mort.  Photo EPC Armées ;  Livre de Vitalis Cros ;  Presses de la Cité    Paris 1971 retrouvé à Colmar en 2009

Photos papy

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Ouverture du journal d’information de 8h de Radio France Bleu Poitou du 5 juillet 2012

 « Il y 50 ans, un poitevin vivait l’indépendance de Algérie, son nom, Yvon Priou, Il témoigne dans ce journal »

« Il y a cinquante ans l’Algérie célébré son indépendance, un événement vécu par un poitevin Yvon Priou 71 ans. A l’époque cet habitant de Vouneuil sous Biard est soldat dans l’armée Française, au cessez le feu, il va participer à la pacification du pays, une pacification marquée toutefois par la mort de plusieurs de ces camarades………..

Aujourd’hui, il demande la reconnaissance de tous ces soldats tombés à cette période

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Je demande depuis 1992, une reconnaissance  de  cette mission aux autorités de notre Nation, et je ne suis pas seul 

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Dans un livre écrit en 1972, sur le Web, on me signale qu'il est  écrit 19 fois les mots "force locale"

Gérard Israël Le dernier jour de l'Algérie française. 1er juillet 1962 (327 pages Laffond Editeur)

Ci-dessous extrait mis  mis a la lecture du visiteur  ( les trois pages)

*****1972 force locale

 

On peut lire aussi dernièrement de Soraya Laribi - La force locale après les Accords d'Evian dans le numéro 259 de la revueGuerres Mondiales et Conflits contemporains l'Armée d'Afrique

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Un article sur un nouveau livre sorti dernièrement extrait de deux pages lisibles. 

Liberation de 4 militaires

Liberation de 4 militaires

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Extrait du message reçu le 23 Mars 2013 de l'historien Guy Pervillé, qui confirme l'utilité de ce site. 

 " j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans ces unités 

 (Unités de la Force locale de l'ordre Algérienne) et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages.

 A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence

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Une autre copie d'un Message ausi important qui en dit + où moins ? 

Monsieur

Je vous retransmets le message que vient de m'envoyer un de mes camarades

 Début du message transféré :

Objet: Rép : AFN

Bonjour mon Général

 En mars 1962 le 4è escadron a été transféré de Ben Kérama (barrage marocain) à Nédroma où il a pris le cantonnement du 8è. On y a regroupé nos appelés FSNA et après un apport extérieur, surtout en cadres, il a donné naissance à la 513è UFO. Cette unité a connu un destin tragique puisque les fells l'ont capturée avant même le référendum sans que le régiment intervienne. Quelques cadres ont réussi à s'évader (j'en ai récupéré deux  à Nemours que j'ai ramenés à Hammam Bou Hadjar) dont le CDU, un LTT. La 513è a été dissoute officiellement fin juillet 62.

  NB : Ayant beaucoup souffert de cette affaire car 4 jeunes de mon peloton dont un excellent caporal étaient du lot je ne souhaite pas "témoigner".

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Il est vrai aussi que le Général Chef du SHAT (Service Historique de l'Armée de Terre) ( 2 juin 2010) n'a rien mis sur le livre qu'il a écrit sur le 6ème RCA, en ce qui concerne la 490°UFL.UFO. Un général, Chef du Service Historique de l'Armée de Terre (SHAT), qui ne savait pas   ?????

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Enfin un article sur la 434°UFO sur un site Internet autre que le mien

 http://guerredalgerie.pagesperso-orange.fr/index.htm  a la date du 3 juillet 1962

   " Jean Lanzi poursuit a la radio (france inter)"

« 28 militaires européens, sous-officiers ou gendarmes appartenaient pour la plupart, a des unités de la force locale de l’ordre Algérienne qui ont désertés dans la nuit de dimanche a lundi. Ces militaires étaient manquants, hier soir. 

Ces militaires appartenaient pour la plupart, à une unité stationnée à Guyotville, dans la banlieue, à l’ouest d’Alger.

Explication de ces disparitions,- Ces sous-officiers ont été fait prisonnier par leurs troupes »

3 juillet 1962

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 "  Sur Wikipédia Guerre d'Algérie, on peut lire - La guerre a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés entre 1954 et 1962avec l'allongement de la durée du service militaire.

À ces effectifs, il faudrait ajouter les personnels de l'armée de l'Air, de la marine et de la gendarmerie, soit 56 000 hommes à la fin de 1959. Ce qui donne le chiffre, hors supplétifs, de 464.000 hommes en 1959 et qui estime les forces militaires françaises engagées en Algérie entre 735 000 et 805 000 hommes.

Ces troupes sont encadrées par un nombre considérable d'officiers: 60 généraux, 600 à 700 colonels et lieutenants-colonels, 1300 à 1500 commandants. 

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C'était en décembre 1961 !

Force locale 2

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Sur le site de Montréal (Tipaza Force locale) on peut lire aussi "On se demande comment des officiers expérimentés et intelligents ont pu élaborer ce projet."

Création de la Force Locale Algérienne le 19 mars 1962

tipaza.typepad.fr/mon.../force-locale-algérienne-après-19-mars-1962.ht..
Le général Maurice Faivre, qui dans son livre "Les archives inédites de la politique algérienne"
a rassemblé entre autres, les documents concernant la Force Locale,
  rapporte le texte fondateur de la Force Locale :
"Considérée comme un atout majeur de notre politique, elle participera au maintien de l'ordre
afin de représenter effectivement une force de sécurité proprement algérienne,
sans laquelle le pouvoir algérien serait une fiction.
Elle pourra constituer la structure de base d'une force algérienne
si l'existence de celle-ci s'avérait rapidement nécessaire."
Et il rajoute "in petto", page 71 :
"On se demande comment des officiers expérimentés et intelligents
ont pu élaborer ce projet."

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Medaille

Yvon 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez ci-dessous pour écouter une chanson   "Souvenir  Algérie"

 

Tigha

 

Le mauvais combattant

Passage du Canyon de Ghoufi, ou le lieutenant C G était chef de poste. Captures ci-dessous d'articles ayant servis a ce ( lieutenant) devenu Colonel pour une conférence  a Grenoble en 2012

Capture 4eme

Capture 4eme bc

Capture 4em

Les instructions grosjean

Captures d'articles ayant servis pour une conférence  a Grenoble en 2012, ce dernier  article, n'a pas eté évoqué, par notre ancien chef de Harkas  de Rhoufi, lors de cette conférence ............." - LES FORCES LOCALES ....PASSONS ! ! " Trois mois de l'Histoire de la guerre d'Algérie et de la force locale occultée

 - "Les forces locales passons"

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Environ 4000 militaires français de métropole, mutés d'office en force locale Algérienne,  ont bien dû recevoir un courrier de France, pendant cette période de trois mois, avec l'adresse de l'unité de la force locale, ou il avait été muté par + de 100 régiments?  

Voilà ce que j'écrivais a Tkout lors de l'installation de la 434 UFL.

On se retrouve à six militaires européens de la Vienne. Mais il y en a un qui doit être muté ailleurs, l’effectif européen étant trop élevé.

Trois ont été retrouvès, deux chauffeurs sur trois manquent "a l'appel " ?

Enveloppes de mon courrier de Poitiers, reçus pendant la période transitoire en Algérie, avec l'adresse de l'UFL et avec l'adresse de l'UFO !

Pour le site 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

Pour le site 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le site3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier courrier de Moreau Albert envoyé a sa famille avant sa disparition dans l'unité 470° UFO le 2 juillet 1962

Courrier ufo

 Ci-dessous -  Document un peu spécial, qui m'a permis de retrouver six de mes anciens camarades Français de Souche Européenne, FSE - 434° UFL-UFO

A 100 jours de la liberation on demandait de l argent pour rentrer au pays d une certaine facon

Les six FSE  de la Classe 60 I /b  de la 434° UFO n'étant pas libérés le 3 juillet,  durent faire du "RAB" car la date du 20 mars figure sur ce document.

Ces anciens combattants militaires FSE, a "100 jours au jus", furent mutés d'offices aussi, dans les Forces Locales Algériennes, nous en avons la preuve avec ce document.

100 au jus 001

Sur ce deuxième document, ci-dessus, en bas de de page, figuraient les noms de tous les militaires du 4ème BCP de la 3ème Compagnie de la Classe 60 /  I B 

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Certificat de bonne conduite

 Témoignages d’un ancien du  4ème BCP,   avec les photos ci-dessous qu'il avait toujours en mauvais souvenir dans sa tête !

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 Les images ci-dessous viennent  du documentaire La guerre d'Algérie de Peter Batty, 1984. Documentaire couleur d'un ancien envoyé de la BBC pendant la guerre. Diffusé par la chaîne britanique Channel 4 en septembre 1984, il faudra attendre 1990 pour être programmé sur FR3, une chaîne du service public en France

Capturées sur  You Tube - La guerre d'Algérie 5- La valise où le cerceuil

 mais ou le mot  Force Locale n'est jamais prononcée  dans ce documentaire ?

force-locale et OAS en 1962.png

 Force locale 3

Force locale1

 Que fallait-il pensé a la vue de ces écritures ?

 Changement de programe dans l'OAS ensuite  Pris sur Internet 2016  <<<<< L'idée maîtresse du colonel Gardes est qu'il faut obtenir l'incorporation dans la force locale de dix mille Européens de manière que ces derniers s'organisent à Alger et à Oran pour éviter les déferlements des masses musulmanes et redonner confiance à la population. Il veut obtenir la nomination d'un officier à l'état-major de la force locale, chez le préfet Mokdad, pour y représenter les Français d'Algérie et être chargé de leur incorporation. Laffont pense que cette revendication est impos­sible à satisfaire en raison de la brièveté des délais (il ne reste que cinq jours avant le 1er juillet), mais il promet d'en parler d'urgence au général Fourquet.>>>

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Appel du Président du GPRA, Monsieur  Ben Khedda au peuple algérien

Après plusieurs mois de négociations difficiles et laborieuses, un  accord général vient d’être conclu à la Conférence d’Evian entre la  délégation algérienne et la délégation française. C’est là une grande  victoire du peuple algérien dont le droit à l’indépendance vient enfin d’être garanti. En conséquence, au nom du
Gouvernement provisoire de la  République algérienne, mandaté par le Conseil national de la révolution  algérienne, je proclame le cessez-le-feu sur tout le territoire algérien  à partir de lundi 19 mars 1962 à 12h. J’ordonne, au nom du Gouvernement  provisoire de la République algérienne, à toutes les forces combattantes  de l’armée de libération nationale l’arrêt des opérations militaires et  des actions armées sur tout le territoire algérien

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Ordre n 13

Le 19 mars 1962, à midi, le cessez-le négocié dans le cadre des accords d’Evian prend effet et met ainsi fin à un conflit qui a duré 8 ans. La veille, le gouvernement français a cédé au GPRA (gouvernement provisoire de la République Algérienne) l’ensemble de ses pouvoirs et prérogatives sur l’Algérie et le Sahara. un double référendum – en France et en Algérie – viendra bientôt entériner cette décision. Le 8 avril 1962, les  Français de métropole approuveront à plus de 90% le choix du général de  Gaulle et le 1er juillet 1962, les Algériens se prononceront encore plus massivement pour l’indépendance de leur pays.

446 ufl landry  ********************************************

 Le 23 mai 1962  A Koléa a l'issue d'une prise d'armes, en présence de trois officiers supérieurs de l'armée Française, dont un Général 3 étoiles voir  vidéo sur Ina sans le son, mais est retranscrit ci-dessous

Dépêche A.F.P. du  23 mai 1962.  du. ROCHER  NOIR  publiée par    La Charente Libre

- L'Algérie indépendante coopérant avec la France, grâce a la volonté et a la détermination de tous les algériens  dignes de ce nom, naîtra dans 38 jours et vivra. a déclaré M. Farés   en conclusion de  l'allocution qu'il a prononcé ce matin à Koléa  a l'issue d'une prise d'armes d'une unité de la force locale                  - Dans allocution qu'il adressa aux officiers, sous-officiers, et soldats le président de l’exécutif provisoire à  déclaré...des accords signés à Evian au nom du peuple Français par le gouvernement Français et au nom du peuple algérien par le gouvernement provisoire de la République Algérienne constituent les bases nouvelles des rapports entre les deux pays .  Nous avons tous, a dit    M  Farés  l’impérieuse mission de réaliser l’étape de transition qui nous conduira à partir du 1 juillet à la constitution d'une Algérie libre, souveraine et indépendante coopérant avec la France   Le rôle qui nous est assigné, avec toute l'autorité conférée par le gouvernement  Français et le GPRA    à  l’Exécutif provisoire Algérien est d'une importance historique

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Le 5 juin 1962 de Tkout, Aurés, l'unité UFL 434 arrivait à Guyotville- Alger, par la route, en convois d'une vingtaine de camions, et se faisait accueillir par une immense population rassemblée sur le bord des routes, pour s'installer dans l'ancien Centre de moniteurs de la jeunesse Algérienne qui avait été plastiqué par l'OAS.

            Arrivant des Aurès, en traversant les villes, Quel fabuleux souvenir encore ! Dans les camions en convois avec les musulmans de l’unité 434, de la force locale, D’être acclamés en triomphateur ! Par toutes les populations locales.

            Je cherche toujours un article et des photos de cet accueil chaleureux! Pour cela, jusqu’à maintenant, à ce jour je n’ai pas été chanceux !  Si, de notre arrivée, toute la population avait été avertie !    La presse et la radio, l’avait bien été aussi ?

Le 10 juin 1962 à l’infirmerie du cantonnement de le 434 UFO, à Guyotville le capitaine G…. commandant la compagnie, vient me trouver, j’étais avec Jacques C……. l’infirmier nous logions ensemble dans la même pièce avec le Sergent G….., responsable de l’armement pour surveiller le râtelier d’armes. Il nous  confit la mission d’aller a l’infirmerie de la ville de ALN, pour leur faire une offre de médicaments, que notre compagnie pouvait se procurer où avait en surplus. J’avais emprunté le ceinturon, et, le P.A du Capitaine comme armement, qui m’allait à merveille.    Pour ma tenue, cela faisait mieux que le P.M. Mais, s’il avait fallu que je m’en serve cela aurait été laborieux sans doute

En ce jour de Pentecôte 1962, Yvon et son camarade des Deux-Sèvres, prenaient donc la direction de la ville ou été installé une infirmerie, au pied d’un H.L.M de la citée. Pour cette occasion avec mon camarade, j’avais  enfilé le brassard, de la croix rouge des armées dans le bras

    A notre arrivée, on fut reçu en « diplomate », par un détachement de l’ALN armait, et qui nous firent une haie d’honneur. Et c’est avec une grande émotion que nous faisions une dizaine de pas, pour suivre le responsable de l’ALN, et rejoindre l’entrée d’un bâtiment d’un H.L.M.

            Ce détachement était en possession, d’armes automatiques éblouissantes qui brillaient, que j’aurai aimé posséder de son côté, pendant la guerre. Au regard des vieux Mas 36 et les P.M. que nous avions a notre disposition, pour faire la guerre et ensuite, car nous les avions « récupérés » en force locale.Hopital provisoire 

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             (Copie  du rapport concernant la prise d’otages de Guyotville)

A S.P 86934 le, 05 Juillet 1962

L’Adjudant-Chef …….. de la 434ème U.F.O du 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

A Monsieur le Lieutenant-Colonel Mairal Bernard Commandant le 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

Rapport concernant la désertion de la 434ème U.F.O avec la participation d’éléments extérieurs (A. L.N. et civils en armes) et, l’enlèvement de plusieurs Sous-Officiers et Chasseurs métropolitains dans la nuit du 1er au 2 juillet 1962 vers 23 heures.

Après le scrutin sur l’autodétermination qui aboutit le 1er juillet à l’indépendance de l’Algérie, nous étions le Sergent-Chef …..les radios…………. et moi même occupés à jouer aux cartes au foyer du soldat. Il était approximativement 22h50, quand soudain deux individus firent irruption dans la salle nous menaçant de leurs armes approvisionnées et armées, nous intimant de nous lever et de nous ranger le dos au mur les bras en l’air. Nous n’avons pu obtenir d’explications sur leurs motivations, les intervenants étant trop excités.

       Néanmoins, j’ai personnellement reconnu dans l’un deux le Chasseur Musulman ……. accompagné d’un individu extérieur à l’Unité, puis en cours de déroulement du Chasseur …. ainsi que de plusieurs soldats de la 434ème U.F.0 gardant toutes les issues.

        Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, nous fûmes rejoints par les autres Chasseurs Métropolitains capturés en plein sommeil par les mutins, ils furent conduits sans discussion vers le foyer. Dès cet instant, tout le monde étant réuni, le Chasseur …….toujours très menaçant nous demanda de lui remettre tous les fonds dont nous disposions, il mit cet argent dans la poche de sa veste.

Plus tard dans la soirée on nous dirigea deux par deux vers les véhicules de l’Unité pour notre embarquement, les uns dans la camionnette du C.F.J.A, les autres dont moi-même dans le 4X2 de la Compagnie puis, départ vers une destination inconnue dans la nuit noire escorté de véhicules ayant à leur bord des hommes armés (un mélange de civils et de membres de l’A.L.N ) dès cet instant le convoi de deux véhicules pris des directions sensiblement différentes et nous fûmes séparés en deux groupes.

       En ce qui concerne notre voiture la direction suivie est approximativement la suivante, Guyotville, Chéraga, Déli-Ibrahim, Les Quatre Chemins, Boufarik, itinéraire jalonné par des hommes en armes. Lieu de stationnement pour cette première nuit, région de l’est de Blida installation pour la nuit dans une petite Mechta, un café nous à été servi des couvertures ainsi que de l’habillement pour les Chasseurs qui avaient été pris en slip. Le lendemain matin 2 Juillet vers 7 h 00 un petit déjeuner nous à été donné, repas à midi et dans l’après-midi à 14 h environ un responsable de l’A.L.N nous à fait embarqué dans un 4X2 civil et, nous avons rejoint l’autre .groupe qui se trouvait dans un moulin à environ un kilomètre de la souma (à noter que pendant toute cette période nous avons été gardé par un civil en arme)

       A cet endroit, j’entre en contact avec le Lieutenant ….. ainsi qu’avec un cadre responsable de l’A.L.N, il me dit que nous allons être libères le lendemain 3 Juillet 1962 dans la matinée ou la soirée de ce même jour. Nous sommes donc au complet en ce lieu et heureux (?) de nous retrouvés en assez bonne forme malgré les événements de la veille.

     Les Chasseurs et cadres Musulmans de la 434ème U.F.0 sont également cantonnés au moulin dans un bâtiment annexe situé sur le coté mais, nous n’avons pu entrer en contact avec eux. Dans la soirée le responsable de la Zone 1 de l’A.L.N nous déclare que nous sommes libres et que des éléments de la commission mixte du cessez le feu viendrons nous chercher, je lui demande alors de bien vouloir faire restituer les sommes volés lors de l’enlèvement. Il convoqua sur le champ le Chasseur …… qui ne nia pas les faits et restitua cet argent immédiatement (A la fin de cet épisode j’ai dû écouter une diatribe révolutionnaire).

       Vers 19 h 00 nous sommes rassemblés pour assister aux couleurs Algériennes et ensuite repas du soir, après une deuxième nuit passée dans des conditions d’anxiété bien compréhensibles la libération promise ne s’étant pas produite ce jour.

      Le 3 juillet 1962, petit déjeuner et à 7 h 00 rassemblement pour la levée des couleurs Algériennes, le Lieutenant …. ayant reçu l’ordre de présider cette cérémonie.

Aux alentours de midi deux responsables de l’A.L.N de la commission mixte de contrôle nous emmènent. en camionnette et nous remettent à la Gendarmerie de Boufarik après nous avoir demandé si nous avions été bien traités.

      Cette affaire s’est heureusement terminée le même jour par la visite de notre Chef de Corps qui nous à fait le plus grand plaisir, en fin de soirée le 3 juillet 1962 nous avions rejoint notre unité. Signature ; Illisible

Nota

1 °- A signaler que la totalité des européens n’a pas été retenues, que quelques uns ont réussis miraculeusement à échappés aux mutins et de ce fait ont rejoint la Base du 4ème B.C. P.

( " Comme l'auteur de ces lignes, qui connaissait un portillon, par où, il recevait le Lt de l'ALN l'émissaire de Tunis. Sous les rafales de mitrailleuses, avec son capitaine qu'il venait de réveiller et ses trois camarades qui jouaient aux cartes ce soir-là. Tous en slip a " la Permanence Téléphonique du poste de Guyotville", un peu a l'écart dans le camp, il doit la vie qu'a la fuite "d'un commun accord "dans un champ de pommes de terre en rampant sur 300m dans les fanes de celles-ci, sous les tirs de fusils mitrailleurs")

2°- En marge de cet enlèvement, après notre retour au cantonnement du 4ème B.C.P , quelques Chasseurs ont signalés la disparition de certains objets tels que postés radios, Appareils photos et divers objets personnels. (Nous n'avions plus rien)

3°- La Gendarmerie de Boufarik nous a pris sous son contrôle avec circonspection ne sachant exactement à qui elle avait à faire, vu les évènements troublants qui s’étaient produits dans l’Armée.

 Ce rapport demande d’autres commentaires écris de mes camarades présents ce jour-là que je demande qu’ils mettent en commentaires, sans mettre leurs noms, leurs message sera enregistré quand même !

Comme celui-ci  "Rapport bref et incomplet. Responsable par son grade le plus élevé, il semble ignorer une partie de son effectif (6 chasseurs) qui n'était pas au moulin situé près de la Souma. En effet, nous sommes arrivés à cet endroit que le 2 juillet à la tombée de la nuit, escortés d'une compagnie de l'ALN. Ce fait n'est signalé à aucun passage de ce rapport." 

Je remercie notre ami Bernard Landry ancien FSE de la 446 UFL pour l'envoie (ci-dessous) de ce document explicite, et merci aux anciens responsables Militaires du 13 ème R A pour cette (Décision N°19)

Je fais appel aux anciens militaires des + de 90 autres régiments qui ont constitués aussi ces 114 unités, pour qu'ils se rappellent ou regardent dans les archives de leurs unités

Ceci, - pour savoir s'ils ont "complimenté" leurs militaires, qu'ils avaient  mutés dans ces UFL-UFO, et...le faire savoir !

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En Algérie aussi, il fallait oublier ????

Copie extraite d'un article sur le Web

 " ""Tous les efforts sont tendus pour effacer de la mémoire collective les héros de la guerre de Libération, y compris leur œuvre monumentale, à savoir la proclamation du 1er Novembre 1954 dans son texte original, la plate-forme de la Soummam, les dates du 19 mars 1962 la joie n’a été vécue que par les combattants de l’intérieur, les détenus libérés et les populations emprisonnées dans des centres de regroupement. Il fallait proscrire les noms de Abane Ramdane, de Krim Belkacem, signataire des accords d’Evian, de Benyoucef Ben Khedda, dernier président du GPRA à qui revenait l’honneur de la proclamation de l’indépendance, le 3 juillet 1962. Couvrir une date — le 5 juillet 1830 — par une autre fictive — le 5 juillet 1962 — procède de la pire falsification de l’histoire.

Seule la vérité est révolutionnaire. Nous devons, au contraire, instruire nos enfants sur les causes et les faiblesses qui ont amené nos ancêtres à capituler devant les différents envahisseurs. Et l’une des causes importantes, sinon la principale, c’était la dispersion des rangs, le sauve-qui-peut et le manque flagrant de l’unité nationale. Si je suis aussi affirmatif dans cet écrit, c’est que j’ai vécu la période transitoire, qui s’étalait du cessez-le-feu (19 mars à midi et non à minuit, comme le disent certains qui le confondent avec minuit du 1er Novembre 1954) en plein dedans, en langage populaire. Cela m’amène à en parler puisque peu d’écrits existent sur la composition et le rôle des commissions mixtes de cessez-le-feu. de Après notre sortie, le 22 mars 1962, du PC Wilaya, installé à Bounamane (commune de Zekri) face au poste militaire de Azouza (Aït-Chafaâ), nous nous dirigeâmes, sous la conduite du colonel Si Mohand Oulhadj, dit Amghar, vers deux destinations différentes, après avoir eu un mort – Si Mohand Amiziane — et un blessé — Si Beramdane — de par la faute d’un capitaine de zone et de son escorte, qui n’ont pas obéi aux instructions du respect du cessez-le-feu, en nous tirant dessus, croyant avoir affaire à des soldats français. Le colonel, chef de la Wilaya III, qui venait de perdre son épouse, se dirigeant avec un détachement, vers son village natal Bouzeguen. Le deuxième détachement, dont je faisais partie, prit le chemin de Tigoutine (Ath Fliq). Une semaine après, les deux détachements se ressoudaient au village Ait Bouadda (Azazga). Nous ne tarderons pas à transplanter le PC de Wilaya, au hameau de Tinqicht, village de Cheurfa N’bahloul (Azazga). Le 2 avril 1962, notre colonel nous invita à accueillir le commandant Mohammed Allahoum qui devait arriver par hélicoptère à Aït-Bouhini (Yakouren). Là, se tint une réunion pour définir le rôle et les attributions des commissions mixtes de cessez-le- feu, instituées à trois niveaux (national, wilaya historique et départementale). Ces commissions mixtes étaient composées, à nombre égal, d’officiers de l’armée française et d’officiers de l’ALN. Si le commandant Ahcène Mahiouz et le capitaine Hamel étaient installés le jour même, au niveau de la Wilaya III historique, nous le serons à notre tour – Izri Mohand Oubelkacem, Aït-Ahmed Ouali et Siagh Saïd — au niveau du département de la Grande- Kabylie (wilayas actuelles de Tizi-Ouzou, Bouïra et une grande partie de Boumerdès)). Il en sera de même pour ceux du département de Sétif, Béjaïa et Bordj-Bou-Arréridj (Hadi Ali Boubekeur, Ferhani Abdennour, Adjaoud Rachid, Atoumi Djoudi qui seront rejoints, par la suite, par Mouloud Ben Moufok). Du fait des réunions à tenir avec nos vis-à-vis français, le colonel nous a acheté des costumes, chemises, cravates et chaussures. Si nous avons installé notre PC chez Timsiline Mohamed au village Ath-Ziri (Aïn-El-Hammam) avec une section de protection, celle de l’est de la Wilaya III historique l’a été au niveau d’Igrane, chez Arezki Hmimi. En accord avec les trois officiers français, dont un capitaine, nous avons convenu de nous réunir, une fois par semaine, à l’école d’Aït-Hichem, récemment libérée par la SAS. En outre, les délégations seront renforcées une fois tous les quinze jours par deux officiers supérieurs du côté français (un commandant et un colonel : le colonel Derienic) et deux officiers (le commandant Ahcène Mahiouz et le capitaine Lamara Hamel), de notre côté. Nos réunions portaient sur les solutions à mettre en application pour résoudre d’éventuels incidents entre nos combattants et les soldats français. Bien entendu, pour en éviter, des instructions étaient données de part et d’autre pour réduire les contacts entre les adversaires d’hier : en aucun cas les soldats ne devaient sortir de leurs postes, si ce n’était en convoi pour se ravitailler. De notre côté, aucun maquisard en tenue militaire ne devait rentrer dans un village doté d’un camp militaire. Il est à préciser qu’entre deux réunions successives, nous parcourions le territoire de la Grande-Kabylie, M’Barek N’Ath Atelli (Larbaa-Nath- Irathen) mettait à notre disposition sa Peugeot 404. Et dans nos déplacements, toujours armés de PA, la vigilance était de rigueur, car l’OAS (Organisation de l’armée secrète), créée en 1961 à Madrid, ne cessait d’activer, en mitraillant ou en posant des bombes. Ce climat de tension baissa d’un cran, lors de la signature le 17 juin de l’accord entre cette organisation terroriste et le président Abderrahmane Fares de l’exécutif provisoire chargé de la gestion de la période transitoire. En outre, dans nos tournées, nous contactions les responsables municipaux pour suivre l’évolution dans l’établissement de listes électorales.

Lors des réunions hebdomadaires avec les officiers français, nous nous retenions pour éviter de nous serrer les mains. Ce n’était qu’à la dernière réunion, tenue le 30 juin 1962, que des amabilités ont été échangées de part et d’autre, et ce, après la prise de parole par le colonel Derienic et du commandant Si Ahcène Mahiouz, dont je rapporte fidèlement la teneur ci-après :

- Le colonel Derienic : «Mon commandant, j’ai appris à vous apprécier durant les deux mois et demi que nous avons passés ensemble. Je me permets de vous faire part de notre appréhension de vous voir à la tête de la Wilaya III, durant les années de plomb. Inéluctablement, l’Algérie aura son indépendance, après le référendum d’autodétermination prévu pour demain, 1er juillet. Mais, permettez-moi de vous dire que vous vous entredéchiriez. » - Le commandant Si Ahcène Mahiouz : «Merci pour l’éloge. Laissez-nous nous entredéchirer, pourvu que vous partiez pour ne plus revenir !...» Le lendemain, se déroula le référendum. Le surlendemain, le 2 juillet 1962, les résultats sont publiés. Le 3 juillet, la proclamation de l’indépendance est faite par la voie des ondes, à partir de Tunis par Benyoucef Ben Khedda. De Gaulle en prit acte au même moment, à partir de Paris. Je conclus, sans commentaire, par le titre de cette mise au point «Maâza wa law târet» et 5 juillet wa law de 1830, puisqu’il est de notre nature d’Algérien de mépriser tout ce qui vient de nous, pour porter aux nues tout ce qui vient de l’étranger, à tel point que nos terres restent incultes comme l’est d’ailleurs notre pensée. Il est vrai, qu’avec le temps qui s’écoule inexorablement, des faisceaux de lumière sont projetés pour éclairer des zones d’ombre

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 Vidéo  INA voir et écouter     "Algerie, 1er juillet 1962 : Chevallier"

 

Force locale :   Service historique de la Défense    (courrier du 23 juillet 2015)

Documents concernant les unités de la force locale (UFO communicables en salle de lecture.

 

GR IH : Algérie

Cote:

1H 1334    1 unités de la force locale et de la force de l’ordre…… 1962

1H 1335    1 FSNA dans les unités de la force de l’ordre et de la force locale 1961-1962

                  2 Unités de la force de l’ordre : encadrement, mutations ;

                    Bulletins de renseignements ; désertions ; incidents  graves……….1962

1H 2708/ 2  Effectifs nécessaires à l’organisation du maintien de l’ordre : Création d’unités de la force de locale et       

                     d’unités de la force de l’ordre ………..1962

1H  2807/2   Création d’une force locale chargée d’assurer la protection des personnes et des biens, et le maintien de   

                      l’ordre ; organisation des unités de la force de l’ordre ….1962

1H  3040/2    Mise sur pied et dissolution des unités de la force locale et de la force de l’ordre…  1962

                      Rapport nominatif sur la situation de la force de l’ordre ….1962

1H   3149/2    Unités de la force locale : situation, incidents et dissolution ……..avril – octobre  1962

1H   3990       Unités de la force locale :

                       1 Mise sur pied, organisation, effectifs …..1962

                       2 C R. d’incidents ……….1962

                       3 C R d’incidents après le cessez le feu …1962

1 H  4415/2    Problèmes posés par la mise en place des unités de la force locale  ….1962

7 U 138        51ème régiment d’infanterie

                     Mise sur pied des unités de la force locale 1962

7 U 382        31ème Bataillons de chasseurs a pied

                     492° unité de la force locale

                     13. JMO manuscrit  ………avril –juillet 1962

                     14. JMO………..     juin 1962

7U 893        29ème Régiment de dragons

                     3 Composition des unités de «force locale »  1962

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Date de dernière mise à jour : 29/06/2017

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