Guerre d'Algérie 1er Novembre 1954 - 19 mars 1962

Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie, cinquante-cinq ans après,

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lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minutes a la 11 minutes, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

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Le 11 novembre 2014 j'avais mis un lien pour voir l'article de son blog, que m'a envoyé Bernard Deschamps de retour d'Algérie

 
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Article commémorant l'anniversaire de la mort d'un martyr de la guerre d'Algérie  dans les Aurés

Dimanche 23 mars 2014   La wilaya de Batna commémore le  58ème anniversaire de la Mort du martyr symbole Mostefa Benboulaïd

           la wilaya de Batna a abrité les cérémonies commémoratives du 58ème  anniversaire de la mort du martyr héros Mostefa Benboulaïd ,cette commémoration qui a été organisé au sein de Nara, dans la commune de Menaâ, en présence du ministre des moudjahidine Mohamed-Cherif Abbas, du ministre de l’agriculture et du développement rural, Abdelouahab Nouri, du ministre des relations avec le parlement, Mahmoud Khedri, ainsi que les autorités locales civiles et militaires ,  a été marquée, par un message de son excellence Mr le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lu en son nom, à cette occasion, par Mr  Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la Présidence. Au cours de cette cérémonie, des membres de la famille de Mostefa Benboulaïd ont été honorés ainsi que les  Vainqueurs du semi-marathon.          Cette cérémonie a été marquée par la pose symbolique de la première pierre  du projet de réalisation d’une salle de conférence de 250 places  a Nara, qui abritera la commémoration, en 2015, du 59 ème anniversaire.

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 Ne laissons pas aux autres raconter notre Histoire.

C'est pourquoi ci dessous, j''ai fait copié-coller,  pour un extrait de la page d'accueil de notre ami sur  son site  - Michel Bousignière  

  "Mon service militaire pendant la guerre d'Algérie"     AURES

 Retraité, avec plus de temps libre, j’ai eu l’envie comme beaucoup d’autres, de raconter ce que fut pour moi la guerre d’Algérie.

     Incité par le déferlement médiatique, qui de nos jours tente de retracer cette page de notre Histoire avec des objectifs bien ciblés : la torture, les massacres ou le viol, semant ainsi le doute et la confusion, il m’a semblé nécessaire de faire ce travail de mémoire.

     A la télévision, de nombreuses émissions suivies de débats, poursuivent les mêmes objectifs. Inutile de vous porter candidat, si vous n’êtes pas porteur du même message, l'audience est à ce prix.. En ce qui concerne les téléfilms romancés, avec comme toile de fond, la guerre d’Algérie, la sensibilisation est souvent la même. Rare sont les films qui ne présentent pas quelques scènes de jeunes militaires violant des femmes en cours de patrouilles. Certes, il y a eu beaucoup d’abus et d’exactions perpétrées au cours de cette guerre, tant par le FLN que par l’armée française dont les ordres émanaient de la plus haute autorité de la nation, exécutés le plus souvent par des officiers supérieurs. Il est évident que l’Etat doit reconnaître ses torts. Mais, ce n’est pas pour autant, qu’il faille laisser supposer aux générations actuelles qui sont en partie nos enfants, que tous les appelés et rappelés du contingent qui ont participé à ce conflit, étaient des assassins, des tortionnaires ou des violeurs.

    Près de trois millions d’appelés et de rappelés ont participé à cette période difficile de notre Histoire. Ils ont pour la plupart effectué courageusement les missions pénibles d’opérations de combats dans les djebels qui leur étaient imposées, sans commettre d’acte d’exactions. Aujourd’hui, ils n'ont rien à se reprocher et leurs enfants  n’ont pas à douter du passé militaire de leur père.

    J’espère que bien d’autres encore de ma génération, qui ont vécu cette période douloureuse, prendront le temps nécessaire pour faire ce travail de mémoire et d’écrire leur guerre d’Algérie.

 

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Ne laissons pas aux autres, raconter notre Histoire par certains,  qui ne l'ont pas vécu 

Soldat yvon priou

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 Lot et garonne

  Voir sur  le Web ;     1962, fin de la guerre d’Algérie

Le Lot et Garonne à l’heure des Accords d’Evian

Conseil Général  du Lot et Garonne 

Tout est bien renseigné par ce département et je félicite le Conseil Général, pour la mise a disposition de leurs archives sur Internet ! 

Je regrette  simplement, qu'il n'y est pas un mot sur la Force Locale mise sur pied en 1962 ?   Pourtant des militaires du contingent  du 47 que j'ai connu se sont retrouvés mutès d'office dans la 434 UFO. après le 19 Mars 1962

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 Négociateurs a Evian le 18 Mars1962

Délégation du FLN
Délégation française

Appel du Président Benkhedda au peuple algérien 
Après plusieurs mois de négociations difficiles et laborieuses, un  accord général vient d’être conclu à la Conférence d’Evian entre la  délégation algérienne et la délégation française. C’est là une grande  victoire du peuple algérien dont le droit à l’indépendance vient enfin  d’être garanti. En conséquence, au nom du Gouvernement provisoire de la  République algérienne, mandaté par le Conseil national de la révolution  algérienne, je proclame le cessez-le-feu sur tout le territoire algérien  à partir de lundi 19 mars 1962 à 12h. J’ordonne, au nom du Gouvernement  provisoire de la République algérienne, à toutes les forces combattantes  de l’armée de libération nationale l’arrêt des opérations militaires et  des actions armées sur tout le territoire algérien

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Ordre n 13

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Les deux mêmes ci dessous, qui sont devenus Président de l'Algérie

Les deux memes en president 1

Voir Site Tipaza

Confessions inédites de Chadli - 3

3. «Sans moi, Bouteflika aurait été jeté en prison…»

 Suite et fin des confessions de Chadli Bendjedid.

Mohamed Benchicou

LEMATINDZ

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28 mars 1962

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 Voici aussi ( Mai 2014 ci-dessous)  les commentaires de deux acteurs (Militaires et adversaires sur le terrain avant ce jour mémorable  

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Fin de la guerre d'Algérie : un appelé raconte   

Publié le 18/03/2013 - Mis à jour le 18/03/2013 à 10:05  Par L'union-L'Ardennais

Copie d'un témoignage (2013) d'un ancien combattant d'Algérie (Alain)  relevé dans la Presse 2014

Le jour  de la signature des Accords d'Evian, ou,  le lendemain, Alain  ne s'en souvient plus avec précision, les soldats de son unité ont été envoyés au poste de El Meridj. C'est qu'ils ont ouvert l'une des nombreuses portes qui jalonnaient la ligne Morice.

    "On a ouvert pour laisser entrer les soldats de l'armée algérienne.A cet endroit ils n'étaient qu'une petite unité d'une cinquantaine d'hommes.Ils sont passés en bon ordreet nous avons fait des salutations.Je crois que certains ont échangé des paquets de cigarette.Nous avons aussi regardéleurs armes car elles étaient différentes des nôtres. Dire que la veille on se tirait dessus" 

De ce moment fort, Alain retient le geste symbolique d'avoir ouvert les portes.. Pour lui, depuis 1962  le 19 Mars est la date officielle évidente et incontestable de la fin de la guerre d'Algérie

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En Avril 2006   Jackie Lesueur du département de l’Ain a  raconté dans L’Ancien D’Algérie N° 436, pour      « Enquête »   «  j’ai rencontré pour vous »             par Gérard Marinier                       Page 16

                «  Pour en revenir au cessez le feu, j’ai reçu le message officiel que j’ai  remis  au capitaine et le lendemain matin, j’ai dû partir avec lui pour rencontrer le chef  local du  FL N. Je n’en menais pas large. Nous étions deux et nous allions nous trouver face à face avec celui que nous avions combattu pendant plusieurs mois avec une centaine d’hommes. J’étais sûr que nous n’allions pas revenir. Le capitaine a rencontré le chef algérien et ils ont longuement discuté sur la fin des opérations militaires.  Et nous sommes revenus… sains et  saufs ! »   

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Un témoignage recueilli sur

Tipaza: Le cessez-le-feu, mars 62

 

Le cessez-le-feu, mars 62

Une période dite transitoire, prévue par les Accords d’Evian, s’étalait  du 19 mars 1962, date de la proclamation officielle du cessez-le-feu,  au 3 juillet 1962, date de la proclamation officielle des résultats du  référendum, au cours duquel 99% des Algériens s’étaient prononcés pour  l’indépendance.

De mon point de vue, ce référendum était voulu par le gouvernement  français pour prouver à son peuple ainsi qu’à ses alliés qui l’avaient  aidé militairement, que l’Algérie avait recouvré son indépendance grâce à   la consultation du peuple. Car une superpuissance comme la France,  aidée de surcroît par les forces alliées de l’OTAN, ne pouvait pas se  déclarer vaincue par la force des armes d’un peuple asservi durant 132  ans. Pour gérer cette période, il fut désigné un exécutif provisoire,   composé de trois personnalités neutres du côté algérien, trois autres  personnalités neutres du côté français, cinq membres du FLN ; cet  exécutif était présidé par Abderahmane Farès et installé à Rocher Noir  (aujourd’hui Boumerdès) au mois d’avril 1962, avec  pour mission  essentielle d’assurer la continuité de l’administration, le maintien de l’ordre et la préparation matérielle du référendum.

Cette institution ayant, entre autres missions, le maintien de l’ordre,  elle disposait d’une entité militaire appelée «force locale» composée  de goumiers et d’éléments du contingent d’Algériens appelés sous les  drapeaux français. Elle devait exercer ses missions en relation avec ce qui restait de la police locale et l’appui de l’armée française. En  réalité, l’ordre n’était pas maintenu, notamment dans les villes. L’OAS continuait de frapper. Cette organisation terroriste constituée de  pieds-noirs et de déserteurs de l’armée française appliquait la  politique de la terre brûlée. Elle assassinait des personnalités et  détruisait immeubles, magasins, café et édifices publics au moyen de  bombes au plastic à retardement. Même les places publiques n’étaient pas   épargnées.

Toutes ces actions destructrices se passaient sous l’œil bienveillant  de l’armée française. La communauté européenne s’affolait et prenait ses  valises pour se rapatrier outre-mer, en abandonnant tous ses biens. Ces biens constituaient le socle de l’économie du pays : les meilleures  terres agricoles, des unités industrielles, des commerces et autres  édifices immobiliers, qui ont été déclarés par la suite biens vacants  par les autorités algériennes.

Paralysie totale

Par ailleurs, les fonctionnaires de l’administration et des  établissements publics, qui représentaient la majorité de leur effectif,  fuyaient eux aussi leur postes pour se rendre en France. A l’entreprise  de destruction des biens par l’OAS s’ajoutait le vide laissé dans  l’administration. Dans le pays, il ne restait que ruine et désolation.  C’était la paralysie totale. Devant tous ces faits abominables,  l’exécutif provisoire avait affiché son impuissance. Des opportunistes  avaient profité de cette situation d’anarchie pour s’accaparer de biens abandonnés par les Européens. Certains d’entre eux avaient passés des  contrats notariés pour consacrer leur acquisition, de ces biens au  mépris des directives données par l’ALN/FLN interdisant toute  transaction.

Le prix payé à l’Européen était dérisoire par rapport à la valeur réelle du bien. Etant résolus à partir, ils étaient bradaient leurs biens à n’importe quel prix.Dans le même temps, des divergences au sommet entre le FLN/ALN et le GPRA étaient visibles. Les Accords d’Evian ont rencontré beaucoup de difficultés dans leur application tant du côté ami que du côté ennemi. En ce qui concerne les aspects purement militaires, il était stipulé que ces derniers, de quelque camp qu’ils soient, devaient se fixer là ou ils se trouvaient à la date du cessez-le-feu soit au 19 mars 1962 à minuit. Il nous a été signalé, çà et là, quelques bavures de moindre importance, tant du côté de l’armée française que de notre côté. On a enregistré également quelques dérapages dans des villages qui s’étaient soldés par le lynchage de harkis reconnus coupables d’assassinat de citoyens pendant la guerre.

Devant cette situation dramatique et dans le souci du maintien de  l’ordre ô combien fragile, nous avons dû intervenir pour arrêter  l’effusion de sang qui coulait depuis plusieurs années déjà. Le  commandement de la Wilaya III étant informé, ordre nous a été donné  d’arrêter tous les harkis, pour préserver leur vie d’une part, et de les  faire juger par l’Etat algérien d’autre part. Cette délicate opération  ne s’était pas déroulée sans difficultés. Au moment de leur arrestation,  certains harkis, pris de panique, tiraient avec une arme à feu sur les  djounoud venus pourtant les sauver de la vengeance de leurs concitoyens.  Un incident de ce type s’était produit malheureusement au village d’Aït  Lahcen (Ath Yenni) qui a coûté la vie au jeune Mokrane, notre  secrétaire de région.

Lynchage de harkis

Au fur et à mesure de leur arrestation, les harkis étaient rassemblés  au Camp du Maréchal (Tadmaït actuellement), pour être transférés ensuite  vers la prison d’El Harrach dans l’attente de leur jugement. La  transition au Camp du Maréchal ne s’était pas passée comme nous le  souhaitions. A l’insu des responsables du camp – j’étais l’un d’eux  –certaines de leurs victimes ont pu accéder à l’intérieur pour se  venger. Ces forfaits étaient rendus possibles par la complicité de  certains gardiens. Quand nous nous sommes rendu compte de ces actes,  nous avons précipités leur transfert vers la prison d’El Harrach. Au  lendemain du cesser le feu, les populations civiles réfugiées en sol  tunisien sont rentrées au pays.

Profitant de cette occasion, un certain nombre de djounoud de la Wilaya  III, déguisés en civils, se sont infiltrés pour rejoindre la Kabylie.  Tous les prisonniers furent libérés en vagues successives, sur plusieurs  semaines. Parmi eux, des djounoud faits prisonniers au combat ont  rejoint nos unités, qui venaient d’ailleurs d’être restructurées. Au fur   et à mesure que les soldats français quittaient les villages, les  populations défonçaient d’abord les barbelés qui les encerclaient puis, se sentant libres, sortaient en foule à travers les champs qui étaient,   la veille encore, des zones interdites. C’était le déchaînement. Depuis  plusieurs jours, la Kabylie était en fête. Les populations  enthousiasmées accueillaient les moudjahidine en héros.

Plusieurs jeunes étaient venus nous demander avec insistance leur  recrutement au sein de nos unités. Nous avons choisis parmi eu, des  éléments proches des moudjahidine qui ont été intégrés dans nos unités.  Ils ont rempli honorablement leur tâche. Pendant ce temps, des  opportunistes de tous bords cherchaient à approcher des responsables  dans le but de prendre des postes au sein de l’administration ou  bénéficier d’un intérêt économique quelconque. D’autres se ruaient sur  les biens mobiliers et immobiliers abandonnés par les Européens.

Zones interdites

Ils s’en sont accaparé, durablement d’ailleurs. Certains allaient  jusqu’à se faire délivrer des actes pour justifier la soi-disant  transaction. Tandis que la majorité des Algériens, qui n’avaient  d’ambition que l’indépendance du pays, criaient haut et fort «Vive  l’Algérie». A la même époque, on racontait une anecdote : des voleurs se mêlaient  aux foules enthousiastes pour les alléger de leurs portefeuilles, puis  criaient le mot «Qassamen» pour se partager le butin. Ce refrain de  l’hymne national était répété à longueur de journée par toute la  population. Toutes les troupes des postes avancés de l’armée française  durent rejoindre leurs garnisons implantées dans les villes. Les unités reconstituées de l’ALN prenaient leur place. Les quelques djounoud venus  des frontières étaient, quant à eux, intégrés dans nos unités pour être  ensuite affectés dans des centres d’instruction. Tel fut le cas du  jeune Bay Saïd, promu au grade d’aspirant et affecté au centre  d’instruction de Tadmaït en qualité d’instructeur. Sa dernière  affectation que je connais était chef de la 1re Région militaire avec le   grade de général.

Référendum

Les officiers, membres du comité de notre région, avons été désignés  chacun dans un secteur, avec pour principales missions de veiller au  respect du cessez-le-feu, au maintien de l’ordre, à la discipline et, de   manière générale, pour encadrer les populations qui déferlaient de  partout pour manifester leur joie afin d’éviter tout dépassement. Notre PC fut installé au village de Taourirt Mokrane (Ath Yenni). Une autre  mission et pas des moindres nous avait été confiée : assister les  émissaires de Rocher Noir venus faire campagne pour le référendum  d’autodétermination. Dans ce cadre, nous avions reçus maître Djender,  avocat, avec qui nous avons fais la tournée des villes et villages. Lors   des rassemblements des populations, je prenais la parole moi-même,  d’abord, pour présenter l’émissaire de l’exécutif provisoire.

Une fois la campagne terminée et le référendum passé, M. Djender avait  eu droit à une prime de campagne, selon nos informations, d’un million  de francs ! Tandis que mes compagnons d’armes et moi-même, percevions  toujours la solde de 5 francs par mois... En réalité, la campagne  électorale avait été faite par les moudjahidine, les seuls en lesquels  les populations avaient confiance ; cela a été constaté à l’occasion  des  rassemblements populaires. De l’autre côté des frontières, des  divergences idéologiques entre les responsables politiques du FLN, le  GPRA et l’état-major de l’Est (l’armée des frontières) éclataient au  grand jour, non sans se répercuter sur l’intérieur. Après l’échec du  Congrès de Tripoli, ils entamèrent une course effrénée pour la prise du pouvoir. On entendait parler du groupe de Tlemcen dont le chef de file était Ahmed Ben Bella, du groupe de Tizi Ouzou, à sa tête Krim Belkacem,  chacun cherchant l’appui des responsables des wilayas et la sympathie  des populations.

Le tout-puissant état-major de l’Est, commandé par le colonel Houari  Boumédiène, s’était rangé du côté d’Ahmed Ben Bella. Les  wilayas III et IV, elles,  soutenaient le GPRA. Les hauts responsables  du FLN de l’extérieur, qui s’étaient formés en clans, se sont introduits  chacun dans sa région natale pour demander l’appui de l’ALN de  l’intérieur et des populations. En ce qui nous concerne, nous avons eu  l’honneur d’accueillir si Krim Belkacem, membre du GPRA et chef de la  délégation du FLN aux négociations d’Evian. Au mois de mars 1962, à  quelques jours seulement du cessez-le-feu, Si Krim, accompagné de  certains responsables du FLN, s’est rendu dans la Wilaya III pour la  tenue d’une première réunion avec les officiers de l’ALN de cette  région. Le colonel Akli Mohand Oulhadj, surnommé Amghar, chef de wilaya,  avait convoqué ces derniers pour y participer. A cette occasion,  Krim  Belkacem a porté à notre connaissance les tenants et les aboutissants  des divergences qui opposaient les différents responsables au sommet du FLN. Cette réunion s’est tenue à Boghni. Nous étions les hôtes du maire   de la ville, seul susceptible d’accueillir un nombre de personnalités aussi important dans des conditions acceptables.

Etoile sur chaque épaule

Certains moudjahidine et une partie de la population, n’ont pas vu d’un  bon œil le fait que se soit le maire qui invite les héros de la  Révolution, dans son bastion. Pendant ce temps, les populations de la  ville et de tous les villages environnants se rassemblaient sur la place  de Boghni, attendant l’apparition de Si Krim. Après le repas de midi,  nous nous sommes dirigés vers la place ou était érigée une esplanade à  l’intention des invités de cette localité, pour une prise de parole. Le premier discours fut prononcé par Si Krim durant plus d’une heure, suivi  par Si Mohand Oulhadj qui a clôturé ce rassemblement.

Dans notre région se trouvaient deux grandes garnisons de l’armée  française, l’une à Draâ El Mizan, l’autre à Boghni. Nous avions reçu  instruction de les occuper avant leur évacuation par les Français, et  ce, après un accord préalable passé avec les commandants des garnisons  concernées.  Nous étions, moi et l’aspirant Sahnoun Abdallah, choisis  pour prendre la relève des éléments de l’armée française. J’ai été  désigné pour la garnison de Draâ El Mizan et Si Abdellah pour la caserne   de Boghni. Avec un groupe de djounoud, je me suis rendu dans cette  garnison pour la prendre définitivement en charge. Vêtu d’un treillis  neuf, une étoile sur chaque épaule, accompagné d’un groupe de djounoud, nous marchions vers la caserne. Arrivés au portail d’entrée, nous fumes   accueillis par une section, commandée par un colonel, qui nous a rendu   les honneurs.

C’était un geste qui m’avait marqué pendant longtemps. Sans tarder,  nous passâmes à la passation de services. Après avoir passé en revue les  matériels existants, un inventaire fut arrêté, le procès-verbal dressé  et signé par les deux parties. Nous avons procédé ensuite à l’inspection   d’une compagnie de la force locale que nous devions prendre en charge,   en application des Accords d’Evian. La liste de cette compagnie faisait  ressortir un effectif de près de 150 hommes. L’inventaire des matériels,  quand à lui, était constitué d’armement léger et de fusils de chasse,  de mortiers de 60 et de 80 m/m, de canons de 57 m/m, de véhicules de  transport de troupes (camions, jeeps).

Divers produits d’hygiène corporelle étalés sur des étagères du foyer  ont également été pris en charge. Une fois les opérations d’inventaire  terminées, un procès-verbal de passation de services fut conjointement  signé. Ceci étant, après un échange d’adieux, le colonel français et un groupe de soldats montèrent dans une jeep et un camion à destination de   Tizi Ouzou. C’est ainsi que les derniers soldats français quittèrent  définitivement notre région. Immédiatement après avoir pris possession  de cette garnison, nous avons descendu le drapeau français et levé le  nôtre à sa place.

 Salah Ouzrourou : officier de l’ALN

Alger, juillet 62

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Capitaine

     Fin Mars début Avril 1962   

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Sullerot Evelyne. Brigitte Bardot et l'O.A.S. In: Communications, 2, 1963. pp. 224-227.

doi : 10.3406/comm.1963.967 url : /web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_1963_num_2_1_967 Consulté le 25 avril 2014

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C'est avec une grande satisfation que j'avais lu -  la  loi n° 2012-1361  paru au journal officiel du 7 Décembre 2012   relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement      -   Souhaite que le décret pour l'application  de cette loi, soit promulgué...... un jour  ?  au Journal Officiel de la République Française.

  -  pour abroger - le Décret N°2003- 225 du 26 Septembre 2003, parut au Journal Officiel de la République Française du 28 septembre 2003 page 16584, instituant cette journée nationale d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année, qui ne voulait rien dire historiquement

 - pour modifier -  la loi -  99-882 du 18 octobre 1999 relative à la substitution, à l’expression « aux opérations  effectués en Afrique du Nord » à la guerre  Algérie et aux combats en Tunisie et au Maroc parut au Journal Officiel de la République Française du 20 Octobre 1999 qui modifié la loi 74-1044 du 9 décembre 1974  opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Algérie, sans en changer les dates

Pourtant, les députés sont de plus en plus nombreux à souhaiter une modification de la loi de 1974.

 398 exactement, qui prennent position en ce sens au début de l’année 1981

 

 

Enfin - de respecter les  Anciens Combattants de cette Guerre d'Algérie, comme il se doit,  sans oublier tous ceux  qui ont été envoyés encore,  -  pour le Maintien de l'Ordre  pendant une longue période, allant jusqu'en 1968 ? en Algérie,  et, tous ceux qui ont eu a souffrir de cette état de fait pendant la période  1er Novembre 1954-19 Mars 1962 en Algérie.

Et ne pas faire comme certaines municipalités ? .......Ne rien faire ! 

 Pour cette loi de l'Etat  Français du 6 décembre 2012, Il faudrait même une  application des disposition du protocole, concernant les cérémonies patriotiques nationales identiques sur toute la france

 (En savoir plus - NR 25/04/2013 - page 48) - Les Préfets doivent veiller au respect des instructions recues, en ce qui concernent le respect de la tradition républicaine du pavoisement à l'occasion des journées de commémoration inscrites au calendrier de la République.

Le Ministre de l'intérieur dispose même du pouvoir de suspendre les maires qui méconnaissent les devoirs de leur charge ( article 2122-16 du Code Général des collectivités territoriales)

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 Retour en France, d'un ancien  qui avait été oublié.....  ensuite par l'Armée

 Je me suis retrouvé dans l’enseignement agricole, j’ai repris des formations complémentaires. Un jour que je me déplaçais avec une moto de petite qualité, des gendarmes m’ont arrêté, simple contrôle de routine. Il s’est avéré qu’ils me cherchaient de gendarmerie en gendarmerie pour me remettre une décoration « mais c’est lui ! » 

 Citation à l’ordre du régiment, attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze, à remettre en mains propres. Cette décoration me fut remise par l’un des gendarmes au garde-à-vous, pendant que l’autre tenait la moto, sur la route de Rouen à St Georges sur Fontaine.

Cité à l’ordre du Régiment, le Caporal Poussin Jean, 36° Bataillon d’Infanterie.

« Jeune Caporal du Contingent, modèle de conscience professionnelle et de dévouement. Instituteur militaire depuis le 1er Octobre 1960 à la Section Administrative Spécialisée de Sahari, le Caporal Poussin Jean s’est dévoué entièrement à sa tâche et a rempli dans des conditions souvent difficiles la mission d’instruire et d’éduquer de jeunes musulmans analphabètes. A assuré en outre, le bon fonctionnement d’une cantine scolaire, la direction du foyer de jeunes et le service de l’assistance médicale gratuite avec la même joie de servir. A ainsi grandement aidé à faire apprécier l’action pacificatrice de la France. »   Signé le Général de Brigade Fayard, 4ème D.I.M., le 6 Mars 1962.

C’était ma revanche, moi qui avais refusé la guerre et les galons, d’être décoré avec la médaille jusqu’ici destinée à ceux qui avaient tué des fellaghas.

Cette décoration à titre pacification était accompagnée d’une lettre au ministre de l’éducation nationale, pour une décoration qui n’est jamais venue.         ?

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          -  Comme les décorations promises à l'auteur de ce site, le 19 juin 1992 par un Sénateur, qui ont été trouvées dans un tiroir pour le 19 mars 2012 !

Ces médailles militaires, n'avaient pas put lui être remises, par le parlementaire le 19 juin 1992, pour une cause futile, évoqué par le maire de sa commune

    -  Comme cet élu, Sénateur membre de la commission des Anciens Combattants au Sénat,  les avait achetées, a son décès sa fille les as trouvés

      - elles ont attendues 20 ans  dans un "tiroir" dans une enveloppe a mon adresse................

j'avais espéré quelles me seraient épinglées en 2013  mais...................Aucune cérémonie n'a eu lieu  le 19 mars dans cette commune, pour appliquer pour la 1ère fois  la loi  1361-2012 de la République Française paru au journal officiel du 7 Décembre 2012.

Medailles 2P1010275

 

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Merci encore, a Jacques Macé pour son article publié sur ce site " Les Oubliés de la République"  pour avoir cité mon site yvon priou dans le 5ème paragraphe que je vous demande de bien lire et relire pour  bien comprendre la situation des militaires français de métropole.

  << Mais le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure». Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais  >>

 La Nation Française encore en 2013, n’a  pas  voulu, et ne veut pas comprendre, et, elle considère  que tous les militaires ont tous été  traités,  avec  une même égalité. Notre situation pendant cette période de transition de trois mois, n’était pourtant  pas la même que celles des militaires musulmans du contingent et gradés,  de toutes tendances, qui étaient chez eux,et qui avaient tous sans exception  un patriotisme exalté,  jusqu’à leurs discordes,  pour la prise du pouvoir. Nous en avons la preuve avec la décision N°19 du 13ème RA *   * Voir la page de la 446 UFO avec le 13ème R.A  sur ce site et..... ci-dessous

         Un survivant de ce peu glorieux avatar de notre histoire militaire qui avait un devoir de mémoire envers ses camarades tués et disparus dans cette situation et, dont nous ne pouvons pas encore avoir la liste et le nombre exact de morts pour la France dans ces circonstances, 52 ans aprés en....... 2014.

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Date de dernière mise à jour : 17/09/2017

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