La 455ème UFO avec le 9ème RIM

La 455ème UFO avec le 9ème RIMA a Thiers

Journal officiel des armées

Dernières actions de combat du 9éme  Régiment infanterie de marine

30 janvier 1962- 21 mars 1962

Wilaya 3

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  Source Web  (les Justes en Algérie )   "Lieutenant Yves DURAND, Chef de la SAS de THIERS près de Palestro en mars 1959, son épouse crée un foyer féminin. Il crée ensuite 2 autres SAS : Maala El Isseri et Ouled Gassam.

Au début de 1962, rassemble tous ses harkis et leurs familles et le fait transporté par camions à la ferme Begenen près d'Alger. Il fait partir par bateau plus de 2500 personnes et attendit que tout le monde soit embarqué pour en faire autant le 30 juin avec sa femme et sa fille".    (donc a connu la force locale ?)

De 1962 à 1968, il devient inspecteur du service des français musulmans au sein du Ministère des Rapatriés et reclasse tout son monde dans différents villages construits près d'Antibes, Cannes et Manosque ; également à Onglet (Alpes de Haute Provence) et Sallerans (Hautes Alpes). (Source : Miages et Djebels)

Copie sur Internet

  "A Laperrine, sept Harkis du 9' R.I.M.A., stationnés à Laperrine, ont été égorgés sur la place publique. Ces Harkis avaient eu le malheur de faire les dernières opérations contre le FLN quelques jours après le cessez-le-feu, lorsque le FLN avait tenté le pillage du village de Laperrine. C'est grâce à eux et aux soldats du 9' R.I.M.A. que la population européenne et musulmane de Laperrine n'était pas tombée aux mains des rebelles avant le 1er juillet. "

En ce qui concerne la Force Locale 455.

D’autres choisissent de participer à la FO avec toujours l’idée de trouver un moyen de se «racheter » auprès du nouveau pouvoir. Ainsi dans les unités de la FO, la confusion est extrême et la subversion est endémique.  

Citons par exemple ce rapport de la 455° UFO daté du 10 juin 1962 :

« Formée d’éléments FSNA fort disparates puisque provenant d’une douzaine de corps stationnés soit en Algérie, soit en France, cette unité a pris un mauvais départ qui peut expliquer par le manque d’encadrement FSNA, par la mutation dans cette Unité d’éléments FSNA au passé déjà chargé et par la garnison dans laquelle elle a été formée : Thiers (Secteur de Palestro), ville soumise à l’influence du FLN.  Dès sa formation, le mauvais esprit de certains éléments s’est manifesté, et entre le 15 avril et 19 mai quatre désertions ont été enregistrées avec emport de six armes alors que l’unité était encore stationnée à Thiers (ZEA).

Le 1er mai, les militaires FSNA ont décidé de faire la grève de la faim pour manifester leur mécontentement et réclamer la distribution de l’armement  qui était stocké au Corps pour des mesures de sécurité.

Le 19 mai au cours du déplacement de l’unité entre Thiers et Kandouri des cris pro-FLN ont été lancés par des éléments  de l’Unité au cours des traversées de village et un drapeau FLN était même agité par un fonctionnaire caporal ; ce drapeau a été récupéré par le capitaine Hostein à l’arrivée à Kandouri.

Des slogans FLN avaient été inscrits sur les murs des cantonnements de Thiers au départ de l’Unité, fait qui s’est reproduit à Bérard au cours des patrouilles.

Le 27 mai, un incident dramatique s’est produit à un barrage installé à 500m à l’est de la localité de Bérard.

 Au cours d’un contrôle effectué par une section de l’UFO, deux jeunes gens de la région de Castiglione ont été retenus par des éléments du barrage et depuis n’ont pas reparu. Une enquête ayant été ouverte par la gendarmerie, les deux corps ont été retrouvés enterrés à 200 mètres environ du lieu du barrage […] tout laisse penser que les responsables sont à l’Unité, soit qu’ils soient eux-mêmes passés aux actes, soit qu’ils aient livré les deux jeunes civils à des éléments de l’ALN […].

L’emploi de cette UFO dans les localités où se trouvent des Européens ne peut être envisagé, de nombreuses plaintes étant constamment adressées au capitaine, pour des fouilles de femmes, des incorrections et brimades lors des fouilles des véhicules européens.

Les sous-officiers (FSNA ou FSE) qui procèdent à la fouille de ces véhicules sont accusés de complicités avec l’OAS par leurs hommes s’ils n’agissent pas avec brutalité.»


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Nom : FIGARO Prénoms : Dorothée Simon Conflit : Guerre d'Algérie

Grade, unité : Marsouin - 9e R.I.Ma  [Infanterie] - R.I.Ma Régiment d'Infanterie de Marine 

:Date de naissance : 06/02/1936 Département ou pays : 971 - Guadeloupe

Commune de naissance : Capesterre
Genre de mort : Rien de mentionner ?
Pourquoi ?   "Camarade Sergent  fait prisonnier même période"
Mention Mort pour la France : Oui
Date du décès : 21/06/1960 Département ou pays : 9352 - Algérie Commune du décès : Cap-Djinet (Grande-Kabylie)

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Voir ;  rapports  du mois de septembre 1962 du 6ème R.I  sur décés à  la 470°UFO , pour confirmation,? Sur les deux décés suivant

Villain  jean Louis          1938      60       DCD   20 /09/ 1962  Noyon  9ème RIMA TiziOuzou Suite Blessures Hopital - Civil

Delautel  François              1942    62    DCD   15/09/1962  1er Bt - 9e R.I.Ma

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12/05/2009

Alix ETIENNE et ses CM1-CM2 en 1962

 Témoignage d'un instituteur civil en Algérie. (1960-1962)

Septembre 1960. Avant la rentrée des classes, je «testais» le tableau. Notons l'estrade montée à l'aide de caisses vides du 9e RIMa.

«J'arrivais à «Béni», il n y avait pas de fournitures ni de livres. Je contactais l’Inspecteur d'académie à Tizi-Ouzou qui me donna carte blanche. Alors, nous avions pris le half-track et nous nous sommes rendus à une librairie que nous avions pratiquement dévalisée en cahiers, livres, etc. ... etc. ... La facture a été transmise à la mairie de Camp du Maréchal.»

Anecdotes, par Alix Etienne :

«Comme classe, je faisais les cours élémentaire et moyen. J'arrivais à avoir 35 à 40 élèves et il n'y avait pas de problème de discipline. Ils me respectaient. Le matin, je leur mettais des gouttes dans les yeux (trachome), examinais leurs mains. Les enfants étaient propres parce qu'il y avait de l'eau. En calcul, ils étaient des champions, surtout en calcul mental. En dictée, c'était plus difficile. Le programme était le même qu'en France et je les notais normalement car ils avaient un livret scolaire. Bien entendu, je ne disais pas que leurs ancêtres étaient des Gaulois. Ils avaient une bonne mémoire et apprenaient une récitation en 15 minutes. N'oublions pas que les Kabyles avaient, peut-on dire, des cerveaux neufs curieux et ouverts qui ne demandaient qu'à assimiler. Ils n'étaient pas attirés par les grandes villes.

Ils étaient studieux, leur avenir était en jeu et cela, je le leur ai fait comprendre à l'indépendance. Je donnais peu de punitions. Parfois j'ordonnais de copier cinq fois un mot mal orthographié, mais pour eux ce n'était pas une punition. Quand je leur demandais « qui veut balayer la classe ? », ils étaient tous volontaires parce qu'au bout il y avait ... un morceau de pain, de la viande et autres victuailles. Je voyais les parents quand j'allais au village. Je n'ai eu aucune menace. Mes journées passaient très vite. Le soir, j'étais avec mes copains du 9e RIMa. Les sous-officiers et les autres se retrouvaient dans notre piaule. On s'entendait à merveille. Je corrigeais les cahiers à la clarté d'une lampe à gaz et je préparais les cours du lendemain. On m'avait proposé un poste à Alger, j 'ai refusé. J'étais mieux dans le djebel avec mes élèves et les militaires du RIMa.»

  «A «Beni», je donnais des cours, «gra­tis», aux adultes kabyles (des gens âgés de l'autodéfense) ; je leur apprenais surtout à écrire leur nom ainsi que des mots simples, ils étaient toujours reconnaissants et pleins de sollicitude.»

  «Toujours à «Beni», un village sur un piton de Grande Kabylie, quand mon linge était sale, parfois il disparaissait ; le lendemain je le retrouvais sur mon lit propre et repassé. Je n'ai jamais su qui le lavait, certainement des parents kabyles voulant me remercier.»

Par ailleurs, «Quand je descendais de ce piton dans les Ali Bou-Nab par le convoi à Camp du Maréchal pour une journée (ce n'était pas rare le dimanche), et que j'entrais dans un café boire une bière, c'était toujours payé ! Par qui ? Je ne l'ai jamais su !»

 «Un jour, une fille de ma classe s'est prise dans les barbelés ; sa jambe était ouverte jusqu'à l'os, pas de toubib bien sûr ! les militaires du poste de Ouarzeddine ont passé un message à Camp du Maréchal. C'est un vétérinaire militaire qui venu par la piste. Il a recousu la plaie sans l'endormir. Je tenais la tête de la gosse et un militaire l'empêchait de gigoter. A mon avis, aucun Européen de son âge n'aurait tenu le coup. Quarante huit heures après, la gosse allait à l'école et courait comme un lapin. La mère nous offert le thé pour nous remercier

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Jean Claude Tournon dans le Livre  "Témoignages FNACA 1954-1962 "   1986   page 689

 "En attendant le 1er juillet"   "De temps   en temps nous apercevons le drapeau de la future République Algérienne, celui que nous avons combattu pendant deux ans et qui flotte à notre nez et a notre barbe. Quelquefois nos véhicules sont contrôlés par une patrouille de l'armée algérienne, mais cela se passe pas trop mal. " 

Liste n 1

445 463

 

 

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Merci pour la visite de mon site    Yvon Priou

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Date de dernière mise à jour : 15/10/2016

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