La 417°-418° UFO et le 51e RI

La 417°- 418e UFO avec le 51e RI

Merci de me dire  ce que vous savez,  sur cette période transitoire de Mars 1962 à l'indépendance de l'Algérie 

lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minutes a la 11 minutes, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

" Nous aimerions savoir, pour notre devoir de mémoire, si les informations

que nous avons obtenus en 2013 sur notre camarade de la Vienne,

(voir ci-dessous)  se serais pas passé ailleurs aussi  dans d'autres unitées,

dont nous n'avons aucune information précise a ce jour pour cette période?"

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Copie de documents officiels )

Rousseau Jean Claude (86)  libéré de ses obligations légales le 1-5-62  

Maintenu sous les drapeaux le 1-5-62

Muté à  la 470 UFL à compter 1-4-62     Porté disparu   depuis le  2-7-62

Muté  CAR     101          23- 8- 62

Pris en compte   CAR  101 a/c   le 1-9-62   D.M  N°17903/ES CA/CH/ (illisible) en  date du 23-8-62

Affecté   CAR  4 Bordeaux  a/c du  1-9-62                                                       

Rectificatif à l’OM N° 18903/23 CA CH /p en date du 23- 8-62 a l’affectation à la CAR 101

Affecté  CAR/1   a/compter  du 26 -9-62   A.M 9105  ( illisible)  du 26-9-62

Déclaré décédé le 2- 7-62   Par jugement rendu le  18-6-63 par le TGI de Poitiers

 Jeune soldat courageux et dynamique de la 470ème compagnie de la force locale stationnée

à Reibell  (Algérie)  Le 2 juillet son unité ayant été encerclée par des éléments rebelles,

a fait preuve d'abnégation et d'un mépris total du danger en refusant de se laisser désarmer.

A éte tué aucours du combat qui s'est engagé 

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Merci aussi, de me dire  en fin de page, ce que vous avez appris de nouveau sur cette page,  sur cette période transitoire de Mars 1962 à l'indépendance de l'Algérie 

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Jean Louis Cerceau -  dans " C'était votre unité " dans le Journal de la Fnaca   L'Ancien d'Algérie"

 A la suite des accords d'Evian du 18 mars 1962, le 51° RI constitue deux Unités de la Force Locale, les 417° et 418° UFL. Encadrées par des sous-officiers de l'Armée française, ces Unités mixtes sont composées en grande majorité de militaires musulmans et ont pour mission de maintenir l'ordre "

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Secteur de Kerrata  Colonel Gossot

Le colonel André en utilisant les UFL (417 ° -418 UFL? ) placées sous ses ordres il réussit a récupére les familles menacées . il ne réussit pas a persuader les  harkis (page 173 Des combattants musulmans de la guerre d'algérie Maurice Faivre)

Bonsoir mon cher camarade, j'ai lu ton témoignage avec beaucoup d'émotion, cela me rappelle tant de souvenirs, même si les miens sont bien moins précis que les tiens, mais il est vrai que j'arrivais dans un nouveau régiment, une nouvelle région, mais moi aussi je n'avais jamais entendu parler des "forces locales"!

Ceux qui nous ont envoyés là, dans ces conditions, nous ont fait prendre de gros risques, sans aucune préparation (aujourd-hui on forme les soldats professionnels pendant plusieurs mois( 3 ou 6) avant de les envoyer en Afghanistan, ce n'était pas le cas en 62!! C'était le système démerde toi, et apprends sur le tas.

Moi aussi je me souviens parfaitement du moment où nous sommes sortis de ce merdier infâme, sous les cris et les you-you des femmes hystériques et des hommes agressifs

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Période transitoire après le cessez le feu -. Suite au cessez le feu du 19 Mars 1962, et après dissolution du 47ème B.I., je suis affecté au 51ème R.I.,PC à Grarem dans l'ouest Constantinois.

Reçu par le chef de corps (colonel Quilichini si ma mémoire est bonne), celui-ci me dit  textuellement: « je vois que vous êtes natif d' A.F.N. du Maroc, et je pense que l'affectation que je vous donne ne vous plaira pas, mais je n'ai pas le choix. Je vous envoie donc à la compagnie des forces locales qui dépend de notre régiment ».

Je devais avoir l'air encore plus ahuri que d'habitude, aussi le colonel m'expliqua rapidement les grandes lignes de ce qui m'attendait.

Les compagnies de forces locales ont été crées (après le cessez le feu) pour regrouper les personnels musulmans dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens, il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.

Je rejoins donc cette compagnie (qui possédait encore un encadrement essentiellement européen), et l'on me confie une section composée d'appelés musulmans (encore français).

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Copie reçue d'un camarade,  d'un ancien de la force locale a qui j'adresse mes remerciements

Algérie 19 mars- 5 juillet 1962

Bulletin de l'association des officiers de réserve de bordeaux     1985

"" Un petit article de "souvenirs" paru dans le bulletin de l'association des officiers de réserve de bordeaux""                                                   

 copie)   Dans le numéro 285 en date du 15 juin 1985 du bulletin de notre association, j'avais traité des grandes lignes de ma «carrière» de réserviste, en promettant d'écrire plus tard un article sur une affectation qui m'a beaucoup marqué.

Mais voilà, vingt ans ont passé (tellement vite) et il est temps de tenir mon engagement, avant que les souvenirs ne s'effacent totalement.

Suite au cessez le feu du 19 Mars 1962, et après dissolution du 47ème B.I., je suis affecté au 51ème R.I.,PC à Grarem dans l'ouest Constantinois.

Reçu par le chef de corps (colonel Quilichini si ma mémoire est bonne), celui-ci me dit  textuellement: « je vois que vous êtes natif d' A.F.N. du Maroc, et je pense que l'affectation que je vous donne ne vous plaira pas, mais je n'ai pas le choix. Je vous envoie donc à la compagnie des forces locales qui dépend de notre régiment ».

Je devais avoir l'air encore plus ahuri que d'habitude, aussi le colonel m'expliqua rapidement les grandes lignes de ce qui m'attendait.

Les compagnies de forces locales ont été crées (après le cessez le feu) pour regrouper les personnels musulmans dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens, il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.

Je rejoins donc cette compagnie (qui possédait encore un encadrement essentiellement européen), et l'on me confie une section composée d'appelés musulmans (encore français).

Ces unités recevaient des officiers et sous-officiers musulmans (d'active ou de réserve) destinés à remplacer au fur et à mesure les cadres européens. Ainsi, l'arrivée des uns se traduisait par le départ des autres.

Ces compagnies de forces locales disposaient d'une logistique complète, y compris les véhicules nécessaires à une compagnie portée.

L'ambiance, compte tenu de l'époque et de la situation, n'était pas au beau fixe et nous vivions dans une grande incertitude. Que1 rôle jouer, pris entre le marteau et 1'enclume, dépendant encore des autorités militaires françaises, mais destinés à être absorbés par le futur état algérien?

Bien sûr, nous nous posions de nombreuses questions, espérant sortir au plus vite d'une situation ambiguë pour tout le monde, y compris pour la troupe. Car cela se passait juste avant le référendum du 4 Juillet, les soldats musulmans étant travaillés par les uns, poussés par les autres.

Pour les cadres européens, de moins en moins nombreux au fil des jours, les choses n'étaient pas simples, les inquiétudes et la méfiance régnaient de façon insidieuse. Le bruit courait que des compagnies des forces locales, sans attendre l'indépendance, étaient passées de l'autre côté après avoir liquidé les  «roumis » encore présents.

Cela n'était pas pour remonter le moral, même si nous ne le montrions pas (il faudra peut-être un jour écrire l'histoire de ces compagnies caméléon).

Pour éviter que nos troupes, poussées par des agitateurs, ne se livrent à ce genre de sport, nous changions régulièrement d'emplacement, allant d'un village à l'autre, logés dans des écoles ou autres bâtiments disponibles (le confort ne comptait pas, je vous le garantis). Nous étions de véritables forains qui ne restaient pas plus de quelques jours au même endroit.

Inutile de vous dire qu'en bon« pieds-noirs », j'étais en permanence sur le qui-vive, me méfiant de tous et de tout, je m'étais même confectionné un holster d'épaule qui me permettait de camoufler mon Mac 50 sous la veste de treillis (pour le cas ou ... ) sans montrer à mes appelés que je prenais mes précautions.

 Tous les soirs, dans leur chambrée, ces hommes, écoutaient les émissions F.L.N. sur les ondes de Radio Tunis, et se mettaient au garde à vous pendant la diffusion de l'hymne nationaliste.

Quant à moi, le soir je me barricadais dans ma chambre, armes à portée de main, car je savais qu'en cas de clash je ne pouvais compter que sur moi. Pendant cette période d'environ deux mois, j'ai connu des nuits sans sommeil, des moments difficiles, des instants plus que délicats. Que faire en effet quand un homme se conduisait mal ? Pouvait-on le punir au risque d'exciter les autres l'enfermer et où?

Que répondre à quelques cris de haine, à des mouvements de désobéissance parfois, ou au moins de mauvaise volonté ?

Nos subordonnés savaient que leur situation devait évoluer très rapidement et que nous allions partir.

Bref, il fallait jongler, composer, se «démerder» souvent seul, surtout sur la fin quand presque tout l'encadrement français avait déjà rejoint le régiment.

Heureusement que dans l'ensemble les choses se sont à peu près bien passées.Et c'est aussi à cette époque que j'ai rencontré un garçon assez extraordinaire, un jeune sous-

lieutenant de réserve musulman, dont j'ai malheureusement oublié le nom. Mais je me rappelle bien de lui.

Sous un physique enveloppé, c'était un jeune homme qui sortait du commun, comme je l'ai découvert par la suite.

Nous avions le même âge, le même grade et la même culture française (il avait fait des études supérieures). Autant que je me souvienne, il était originaire du même bled que Ferrat Abbas (Sétif) le pharmacien qui fut l'un des premiers responsables de la rébellion.

Bien entendu, nous étions d'opinions opposées, lui pour l'Algérie indépendante, moi pour l'Algérie française. Nous avions longuement et passionnément échangé nos arguments, lui qui voyait ses espoirs se réaliser, et moi les miens qui s'effondraient. Et cela en restant bon camarades (je ne l'ai pas connu assez longtemps pour dire amis).

Cet homme a fait deux choses époustouflantes (selon mon opinion). La première, le jour du référendum, il a accompagné la troupe au bureau de vote. A l'entrée, des hommes remettaient un seul bulletin, le oui, aux soldats qui allaient directement aux urnes. Lui, par contre, a exigé d'avoir les deux bulletins et de passer par l'isoloir, tout en faisant observer aux responsables de bureau de vote qu'ils se conduisaient comme des imbéciles, et que leur attitude anti-démocratique entachait les résultats.

Ce jour-là, il fallait quand même le faire. 

Quelques jours plus tard, et alors que tous les cadres européens avaient été remplacés (il ne restait plus que le capitaine et moi) la situation s'est brutalement dégradée après la reconnaissance de l'indépendance. Remontés par la population et quelques meneurs les hommes devenaient de plus en plus nerveux. Le capitaine a donc fait appel au régiment qui a envoyé des automitrailleuses plus une jeep pour nous recueillir.

Comme prévu dans les instructions, tout le matériel (véhicules, armes, radios, etc. ...) est pris en compte par le nouveau responsable de la compagnie.

Au moment de nous éloigner, sous les cris de la population et les « you-you » des femmes, l'un des cadres musulmans m'a montré ma veste de treillis et a réclamé le P.A. que je cachais sous ma veste, en me disant qu'il était à eux maintenant. Je dois dire que je n'ai pas beaucoup apprécié, mais il a fallu m'exécuter.

Mais ce qui m'a vraiment frappé au moment de partir (et pour la seconde fois) c'est ce qu'a fait mon camarade sous-lieutenant algérien.

Alors que nous allions « filer » sous les cris, au milieu d'une foule houleuse, lui, le garçon rondouillard, sans allure, est venu me donner l'accolade.

Et lorsque le capitaine et moi sommes montés dans la jeep, il s'est mis au garde à vous et nous a salués de la plus belle manière, salut que nous lui avons rendu.

Ces gestes amicaux et courageux restent à jamais gravés dans ma mémoire, et à 43 ans d'intervalle je pense à lui comme à un homme d'exception.

 Et j'espère que ses qualités morales et humaines ne lui ont pas attiré d'ennuis par la suite, au cours des évènements tragiques qui ont suivi.

Je crois sincèrement que par sa manière d'être, de penser et d'agir, il était plus français qu'algérien, même s'il refusait de l'admettre.

Voilà j'ai voulu modestement vous faire partager un souvenir lointain mais toujours présent dans mon esprit. J'espère que ces quelques aspects dévoilés sur « les forces locales » vous ont appris quelque chose et qu’ils vous ont intéressés.

 Si d'autres camarades de l'Association ont connu la même expérience difficile, j'aimerais qu'ils m'en fassent part.

 Commandant(H) Michel PASSICOS

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Merci a Bernard Landry pour ce document du 13ème R A  concernant la 446 UFO

 

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                          Deux-Sèvres    
airvault

Les retrouvailles de 600 camarades du 51e RI

29/05/2013 05:26
 
                   
                                                Le drapeau qui suivait les opérations militaires est hissé à chaque rassemblement du 51<sup>e</sup> RI.                                                                                                               
Le drapeau qui suivait les opérations militaires est hissé à chaque rassemblement du 51e RI.
 

Venus de toute la France, 600 anciens du 51e régiment d'infanterie qui ont participé au conflit algérien de 1953 à 1962 se sont retrouvés. Cette rencontre donne chaque année l'occasion à ceux qui étaient en Petite Kabilie d'évoquer les souvenirs. Chaque participant a pu identifier ses anciens camarades de combat. Jean-Paul Baranger et Paul Bichon, infirmiers à l'époque dans le régiment, se sont chargés de l'organisation de cette journée. Georges Valade, vice -président de l'association, a excusé l'absence du président Albert Marolleau. « Dans notre régiment on ne faisait aucune différence entre soldats. Les grades n'avaient pas d'importance, sauf dans le haut de la hiérarchie », a précisé Claude Chebeau, créateur de ce rassemblement en 1992.

Après avoir hissé leur drapeau ramené à la fin du conflit, les participants ont assisté à l'office religieux célébrée par l'abbé Costisella. « L'organisation devient trop lourde à gérer. Ce sera la dernière fois que nous nous en chargeons ici », a assuré Jean-Paul Baranger.

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Date de dernière mise à jour : 09/05/2017

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